Cadeau au boulot #2

Elle : Tu vois, mon beau père a vu Inception et il a adoré.

Moi : Normal, c’est un bon film.

Elle : Tu m’as dit l’inverse la semaine dernière.

Moi : Jamais de la vie.

Elle : Si si. Tu m’as dit que c’était un film d’action facile à comprendre.

Moi : Et donc ?

Elle : Donc t’as pas aimé.

Moi : C’est faux. Premièrement, c’est très bien qu’un film soit compréhensible (et c’est sans doute pour ça que je n’aime pas Lynch ou Kelly), deuxièmement « film d’action » n’est pas un terme péjoratif mais un qualificatif, un genre, comme drame ou comédie… et je n’ai aucun problème avec les films d’actions. Donc Inception est certes un film d’action mais très bien réalisé, très bien raconté et très bien joué.

Elle : Tu changes toujours d’avis.

Moi : Non. Je disais juste qu’il ne faut pas chercher dans ce film plus que ce qu’il n’est, tout comme tu ne cherches pas de la philosophie dans Matrix qui est simplement un très bon film fantastique.

Elle : Ouh, tu m’énerves.

Réaction à chaud

Alors que je discutais avec un pote de mon boulot (un ami à qui je parlais de mon boulot mais qui n’en fait pas parti… je ne sais pas si je suis très clair ?) et lui racontais la conversation retranscrite sur ce site hier, il a eu cette réaction : « C’est ça pour elle les relations de couple ? C’est à ce genre de rapports que se limitent les échanges hommes/femmes ? Putain, c’est triste que ça existe. La prochaine fois, dis leur que si on (les hommes) avait juste envi de se faire sucer par une femme de ménage, on partirait tous s’installer aux Philippines, ça simplifierait les choses« .

Conversation de boulot #3

Elles : Mais alors, qu’est ce que tu manges pour le réveillon puisque t’es difficile.

Moi : Je ne suis pas difficile. S’il n’y a pas le choix, je mange mais  en l’occurrence, huîtres, saumon, fois gras et compagnie ce n’est pas un repas de fête pour moi.

Elles : Et donc, tu manges quoi ?

Moi : Ma petite femme s’est arranger pour que j’ai un steak avec des pommes de terre sautées. Joie !

Elles : Et qui va te le cuire ? Tu préfères que ce soit ta femme ou ta belle mère ?

Moi : Je ne sais pas. C’est même peut être moi qui vais me le faire…

Elle 1 : Alors, la, je peux pas.

Elle 2 : Le soir de Noël.

Elle 1 : C’est limite intolérable.

Elle 2 : Moi, je ne ferrais jamais une chose pareille.

Moi : En même temps, ce n’est que cuire un steak.

Elles : Oui, mais c’est le soir de noël. Les autres soirs, à la rigueur je veux bien mais là…

Moi : Toujours est il que ma belle mère prépare tout un repas, je prends un truc particulier, c’est limite normal que je file un coup de main.

Elles : Non mais attends, cuire un steak, ça prend 2 minutes. Elle peut s’organiser pour te le faire, c’est pas la mort.

Moi : Justement, c’est pas la mort que je me le fasse moi-même.

Elles : Non. Pas un soir de fêtes.

Moi : Mais alors vous, vous allez débarquer dans vos famille, mettre les pieds sous la table et attendre d’être servies.

Elles : Non. On va filer un coup de main.

Moi : Donc, si je synthétise votre pensé, pour vous, c’est normal que les femmes soient au fourneaux quand les hommes se détendent. Mais vous êtes carrément machistes.

Elles : Non pas du tout. La c’est Noël donc c’est particulier.

Moi : Mais donc, pour un cas particulier ça vous parait normal que ce soit les femmes qui bossent ?

Elles : Tu peux faire le choqué mais c’est ça les relations de couple. Et puis, tu peux dire ce que tu veux mais les mecs aiment bien que leurs femmes gèrent la bouffe et le ménage. Et c’est un peu notre rôle.

Moi : …. Je ne suis absolument pas d’accord, mais comme mon avis ne va pas compter parce que je n’ai pas d’enfant, que je suis plus jeune et que vous me prenez pour un simplet, je me contenterai de dire que des générations de féministes doivent être en train de bouffer leurs soutifs en vous écoutant.

Elles : Tu dis vraiment n’importe quoi. C’est comme ça la vie, réveille-toi.

Comme un ethnologue en terre inconnue.

Si mes parents n’était pas fermement athée on pourrait presque dire qu’ils vénèrent la culture (sous toutes ces formes). Sans aller dans de telles extrémités, on peut dire que si leur vie était un univers, la culture en serrait le centre. Du coup, j’ai grandit en baignant dedans et je pense que mon parcourt ainsi que mes relation amicales, mes loisirs, mon caractère jusqu’au choix de mon ancien boulot sont fortement marqués par cette emprunte. Voila donc des années que je suis entouré de gens qui aiment ce domaine autant que moi.

C’est pourquoi je dois avouer avoir été un peu déboussolé dans mon nouveau job tant mes collègues (dans leur ensemble) ont la même attitude face à la culture que celle que je peux adopter pour les voitures équipées de GPS : c’est un gadget sympa qui peut être utile en certaines circonstances mais au final ce n’est pas primordial et on peut vraiment s’en passer.

Et donc, j’ai l’impression d’être confronté à une tribu étrange que je me refuse de juger et avec laquelle je cohabite sans partager ni les même normes ni les même valeurs.

Citations dominicales part. 60

Il aurait voulu aimer d’avantage ses semblable mais, pour une raison inconnue, il ne s’entendait pas avec eux. Si la vie avait été une réception privée, il n’aurait même pas eu sa place dans l’office. Il enviait ceux qui parvenaient déjà à mettre le pied dans la cuisine. Jeremie faisait de gros efforts pour être intéressant. Il était hélas de ces gens qui, décidés à être intéressant cherchent d’abord à dénicher la manuel comment devenir intéressant puis à voir s’il n’existe pas des cours en la matière.

Terry Pratchett – Les annales du disque monde  T. 27 : Procrastination

Le fatras du samedi part. 60

Je me doute qu’aujourd’hui vous avez mieux à faire que de cliquer sur des liens mais je post quand même, peut être que vous reviendrez plus tard. Joyeux noël à tous.

Rétrospective : 2010 en top et en flop

Élection : les 10 femmes les plus sexy de 2010 selon askmen (si vous voulez voir le classement de la 99ème à la 11ème place, c’est ici).

Design : encore des cartes de visite.