Citations Dominicales part. 18

Les gens, souvent, critiquent le public des César mais c’est normal que les gens soient stressés. Moi, je compare ça à … Imagine, tu as des enfants, tu vois, tu as tes trois enfants et tu leur dis : « les enfants, il y en a un de vous qui va aller à Eurodisney mais je ne vous dis pas lequel car avant ça, papa va vous faire un jeu ».

Gad Elmaleh

Un geek, c’est quelqu’un qui a gardé la seule leçon qu’il fallait retenir des années soixante dix. Qui est : il n’y a pas d’art majeur, d’art mineur ni de domaine privilégié. Le geek d’aujourd’hui c’est quelqu’un qui est curieux et qui sait déceler le bon d’un domaine à l’autre.

Jean-Pierre Dionnet (voir son blog)

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Le fatras du samedi part. 18

J’ai reçu ce lien par mail avec un texte hyper hargneux du genre scandale, exploitation humaine gnagnagna. Alors qu’il est évidant que le site est un énorme fake. C’est un peu comme ces « ami(e)s » facebook qui fustigent en statut des soit disant groupes honteux qui en fait n’existent pas (avec une obligation morale de copier/coller pour transmettre l’info). Enfin, on a tous des amis un peu trop bien
pensant. Et je crois aussi qu’on a tous un ami comme ça.

Le fil rouge de cette semaine (pour une séance de rattrapage, on clic ici) concerne Pepsi qui, après avoir sauvé Hendrix d’un vendeur d’accordéons, va purement et simplement annoncer la fin du monde, et les mascottes qui prouvent qu’elles ont assimilé le principe des contes de fées.

Dans la série enfin découvert : je ne savais pas ce qu’était exactement chatroulette, je ne savais pas ce qu’était un CEDEX (en même temps, le monde est rempli d’acronymes inconnus) et je ne sais pas si le film est bien mais la bande annonce ma vraiment amusées.

Moins amusant voir même bizarre ce film qui film des gens en train de regarder un film que, du coup, nous ne verrons jamais. D’ailleurs, dans le genre tour de force, il y a cette paix dure à mettre en place, les labyrinthes de sel et même des maisons perdues au milieu de nul part.

Enfin, mon coup de coeur de la semaine, c’est la démarche ayant conduit à cette (fausse) émission de télé. A la fois conceptuel et intelligent.

Et toi? Comment tu choisis tes livres?

Suite au tag de Thé citron, Et toi? Comment tu lis? (ma contribution se trouve ici) et sur une idée indirect de C., je vais à mon tour poser une question qui pourrait être le prélude à la chaîne qu’a créé Thé citron : « Et toi? Comment tu choisis tes livres?« . Et, comme les réponses des autres m’intéressent, je vais tout de suite tager (sans obligation de réponses) : C. et Thé citron évidement, mais aussi Lizly (parce que je suis sûr qu’elle répondra), BusterErmiteCasey (parce que je pense à lui) et, si elles sont motivées Papillote, Flou et Bbflo.

Si on devait transformé en pourcentage la source de mes choix en matière de littératures, la répartition serrait la suivante

– La critique 5% : Pourquoi si peu ? Et bien pour deux raisons très simples, à savoir que premièrement je ne lis (ou n’entends) que très peu de chroniques livres ce qui est curieux vu la quantité de blog et de magazine que je consulte régulièrement et que, deuxièmement, la majorité des critiques portent sur des nouveautés, c’est à dire des livres grands formats or par goût (esthétique et
pratique) tout autant dans un soucis financier et, à terme, de rangement (parce que, oui, je conserve tous les bouquins que je lis) je n’investis que dans du poche. Du coup, il est plutôt rare que je tombe sur une critique qui me pousse à acheter un bouquin.

– Les conseils d’amis 20% : Étrangement, très peu de mes amis lisent. Ce n’est pas une critique mais un fait. Ils sont par conséquent peu nombreux à vouloir me faire partager un bouquin qu’ils ont adoré. De plus aucun ne s’intéresse à mes genres de prédilection (ce qui n’est pas non plus une critique) ils savent donc que me conseiller un livre à eux c’est aller contre mon univers à moi. Ceci dit, certain de mes amis lecteur continuent de suggérer l’achat de bouquins ce qui est tant mieux car sans eux je ne sortirais jamais de mon univers étriqué et même si je met une éternité à lire les ouvrages recommandés (ne voyez rien la de personnel, j’ai accumulé un tel retard au niveau de mes lecture souhaitée que je met du temps pour tous les livres, conseillés ou non) je leur suis reconnaissant de me permettre de garder les yeux (et l’esprit) ouvert sur autre chose.

– Les suites 35% : Je l’ai déjà largement sous entendu, je suis un grand fan de mangas, de BD et de fantasy, à savoir des genres qui se déclinent sur plusieurs tomes et, en règle générale, quand j’ai lu le premier volume et qu’il m’a plu, j’enchaîne avec les autres. Pourtant, je me dois de faire deux addendum à cette affirmation. Tout d’abord, je considère que des ouvrages font partie d’une même série évidement quand l’intrigue se déroule sur plusieurs volumes (c’est le cas de la fantasy) mais également quand on suit l’histoire de même personnages , y compris si les volumes sont indépendant, scénaristiquement parlant, les uns des autres (c’est qui peut arriver dans la littérature policière). Ensuite, si pour la BD et le manga j’entame des séries en cours et me procure les volumes suivant au fur et à mesure de leur parution, j’attends pour ce qui est des roman que le cycle que je projette de lire soit entièrement publié (évitant ainsi le désagrément d’un arrêt de commercialisation au bout milieu d’une intrigue palpitante dont j’attends ardemment la suite… ce qui, il faut l’avouer, m’est déjà arriver et a certainement influencé ce comportement chez moi).

– Le hasard 40% : Quand je bossais dans une librairie et que je passais ma vie au milieu de livre, les choses étaient plus simple du fait de ma vision plus global du monde de l’édition mais au fond ça ne change pas grand chose sur la manière de choisir, puisque la majorité de mes lectures sont dues au hasard. Bien sur, le hasard n’existe pas et je fais référence ici à un ensemble de circonstances construites. Comme beaucoup de monde je pense. Je traîne dans les rayons des librairies en laissant errer mon regard et, quand un bouquin m’interpelle je lis le quatrième de couverture et quelques pages (en règles générales les deux premières puis quelques unes prises au pif dans le livre). Les ¾ du temps, je le repose mais, le quart restant, quand cette lecture est concluante, j’achète l’ouvrage en question (j’emprunte très peu, que ce soit aux ami(e)s ou en bibliothèque car j’aime posséder les livres que j’ai lu). Aux vues de la production actuelles, il est difficile de se tenir informer de toutes les nouveautés et cette technique, certes orientée (je m’appuies sur le titre et/ou l’auteur et/ou le genre et/ou la maison d’édition (par exemple, j’adore la collection domaines étrangers chez 10/18, les bouquins fantastiques chez pocket et livre de poche, les policier de point et folio…)), permet malgré tout un écrémage.

Et toi alors ? Comment tu choisis tes livres ?

Libérés 2.0

J’en avais déjà parlé à l’époque alors je ne vais pas répéter tout le bien que je pense de la démarche. Pourtant, malgré un investissement certain, le blog de lis et fais passer a fermé ses portes il y a environs deux mois. Une sorte de mini échec qui se trouve aujourd’hui surmonté puisque c’est sous une nouvelle forme, celle d’un forum que le concept voit de nouveau le jour.

Je comprend que vous n’ayez ni le temps, ni l’argent ni même l’envie de participer et comme le dit Lizly il n’y a aucune obligation à quoi que ce soit. Je relaye juste l’info et espère que vous irez faire un petit tour, au moins pour découvrir.

Défouloir

En ce moment, je passe pas mal de temps devant mon ordi et, parfois, au bout de 1h30 d’annonces divers et variés, j’ai besoin de destresser. J’ai déjà parlé, il y a un bout de temps, de mon « obligation choisi » d’arrêter les jeux vidéo, principalement pour une question de temps.

Mais les jeux flash sont là et, entre trois sites d’offres d’emploi j’avoue céder à leurs sirènes alléchantes.
Ainsi, outre les deux jeux dont j’ai parlé la dernière fois, j’ai decouvert deux Beat them all (définition), Stag Knight, ou un chevalier noir doit se débarrasser des scouts qui envahissent sa foret dans un déluge de tripes, hurlement et hard rock, et, BoxHead, qui propose d’incarner un petit personnage aux prise avec une armé de zombie. Certes, le graphisme de ces deux jeux est extrêmement sommaire mais la maniabilité et le fun font vite oublié cette inconvénient.
Je suis aussi tombé sur un shoot them up (définition), Bunny bounty (mon préféré), dans lequel vous devez défendre votre légume avec un lance pierre contre une armée de lapins de plus en plus fournie (si vous arrivez à dégommer d’affiler des lapins de la même couleur vous gagnez plus de points et si vous voyez une taupe, n’hésitez pas, c’est un bonus).

A moins que vous soyez excellent les partie dépassent rarement les 5 minutes et elles font un bien fou alors si toi aussi ta vie te stresse de temps à autres, n’hésite pas à décimer des lapins. (Ça pourrait presque être un slogan pour une campagne de pub).

Les portes de la mort de Margaret Weis et Tracy Hickman

les_portes_de_la_mort_1Quand on essai de parler d’Heroic fantasy à des non-fans, on se retrouve souvent dans une situation gênante car, pour résumer l’histoire, on est obligé d’utiliser des mots classiques de l’univers fantasy (maléfique, royaume, conquête…) qui prennent une connotation grotesque une fois hors contexte et qui nous font invariablement passer pour un ado attardé plongé dans une littérature débilitante.

Pourtant, je l’affirme haut et fort : « la fantasy est un genre riche et intelligent » et si une série confirme cette affirmation c’est bien les portes de la mort.

Suite à l’affrontement de deux clans de demi-dieux, le monde se trouve bouleversé : les Sartans, à la suite de leur victoire divisèrent la planète en quatre mondes (un par élément) et jetèrent leurs adversaires, les Patryns, dans un labyrinthe « intelligent », sensé les rééduquer. Puis il disparurent à leur tour. Les races survivante (la triade classique : humains/elfes/nains) peuplèrent ces différents mondes, oubliant peu à peu leur origine.

Ne vous laissez pas abuser par ce résumé. C’est sur que parler de fantasy à des non-amateurs, c’est un peu comme parler de film 3D à un aveugle : l’intention est louable mais il y a peu de chance pour que ça aboutisse à quelque chose. Malgré tout, je m’accroche car cette série vaut vraiment la peine d’être découverte (d’ailleurs, si je ne devait conseiller qu’un seul ouvrage sur tout ce que j’ai lu dans ma vie jusqu’à présent, ce serai certainement les portes de la mort, c’est dire l’importance que j’attache à ces livres).

Commençons par les point faibles : le premier volume est inégal (il suit deux histoires en parallèle et l’une réellement passionnante, l’autre un peu lente et ennuyeuse) et le second volume, sans être mauvais, est un peu en dessous du lot.

Maintenant ces deux défauts énoncés il ne me reste plus qu’a vous expliquer en quoi les 7 volumes des portes de la mort reste un immense un chef d’œuvre.

Tout d’abord, ces livres dépassent le cadre strict de la fantasy, le manichéisme en est totalement absent, les personnages, profonds et intelligemment défini, réagissent à des situations en fonction d’un vécu et évoluent au fils de l’histoire, le squelette du roman tiens la route (crédibilité des différents mondes ainsi que des rapports sociopolitiques, géographiques, culturels, raciaux… D’ailleurs les 30 pages d’annexes prouvent à quel point chaque détail est pensé ce qui inscrit d’emblée l’histoire dans un contexte et non dans un univers construit à la va vite) et surtout la trame scénaristique est très bonne et même haletante.

L’écriture est à la hauteur des ambitions affichées et permet de passer du drame à la tragédie (amour impossible, vengeance, prise de pouvoir) au suspense (finalement, l’histoire se déroule un peu comme une enquête à un niveau planétaire et les mystères enveloppant les personnages et les situations disparaîtront au fur et à mesure de l’avancement de l’intrigue) en passant par le glauque, l’émouvant, l’humour (notamment grâce à un personnage typique chez ces auteurs, un mage un peu gâteux, distrait et maladroit) et même introspectif (surtout par le biais des tous ces personnages ultra travaillés).

Sincèrement, pour peu qu’on ne soit pas trop allergique au genre, c’est une lecture à tenter (voir indispensable mais cet avis n’engage que moi). Et, comme il faut que vous soyez convaincu, je me permet de vous aiguiller vers une chronique bien meilleur que la mienne.