Economie et adrénaline

– Tu crois qu’ils nous ont pris pour des débiles quand on leur a dit qu’on avait joué au loto ?
– J’aurais dû leur dire que tu m’avais forcé à jouer avec toi

– Attends… Râle pas… on va avoir notre petite dose de rêve et d’adrénaline au moment du tirage.
– Encore heureux puisque c’est ça que tu achète vraiment quand tu prends le billet de loto
– M’en fiche… Ça ne gâchera pas le plaisir de le savoir. Enfin… si, un peu, tu m’énerves […] et sinon, on gagnera la prochaine fois
– La prochaine fois, on ne jouera pas comme ça on gagnera la somme économisée

Les formidables aventures de Lapinot T.9 : La vie comme elle vient de Lewis Trondheim ed. Dargaud cool. Poisson pilote

Différences

« J’ai l’impression qu’on se connaît depuis longtemps, dit il. Tu sais pourquoi ?
– Non ?
– Toi tu es un paki* et moi un délinquant. » Il éclata d’un rire sale et sarcastique qui coupait net à tous les faux
semblants pour aller droit à l’essentiel. « Quel effet ça fait d’être un problème pour le monde ? »

*Paki = abréviation de Pakistanais

Black album de Hanif Kureishi ed. 10/18 collection : Domaine étranger

Anecdote 20 : cycliste ou esclave ?

Vous aurez certainement remarqué qu’une certaine catégorie de la population relève une jambe de son survet (je ne parles pas des cyclistes qui ne veulent pas salir leur jambe droite en la frottant sur la chaîne mais plutôt des djeun’s de la mouvance rap). Cette mode vient, comme tant d’autres, des Etat unis et, elle avait, à la base, bien plus de signification que celle de vous faire passé pour un blaireau aux yeux de la majorité.

Lancée par les black et les latinos, ce phénomène visait à rappeler qu’ils sont des descendants d’esclaves et de bagnards. Ainsi, la symbolique du jogging relevé permettait d’évoquer leurs ancêtres qui portaient des fers à la cheville.

La question qui se pose, du coup, c’est que, à moins d’une inculture historique énorme, il ne me semble pas qu’il y ai eu d’esclavage de masse en France. Alors, pourquoi cette mode ?

A revoir

Musique écoutée : Birdy nam nam de Birdy nam nam

Dernier mangas lu : Berserk T.27 de Kentaro Miura

Dernier film vu : Tortue Ninja 2 : le secret de la mutation de MichaelPressman

Dans mon article A contre courant , je développais l’idée que la roue ne tournait pas forcement, que le bien n’était pas toujours récompensé pas plus que le mal sanctionné. Bustercasey m’a fais remarqué que, si la premier partie de mon post était intéressante, la deuxième quand à elle, rentrait dans un autre cliché : le monde est pourri, on ne s’en sortira jamais.

En me relisant, je constate qu’il a raison et que j’expose mal mon idée. Je ne pense pas que le monde sois pourri. En fait, statistiquement, le taux de reproduction des catégories sociales est proche de 85% (c’est à dire que vous avez 85 % de chance de vous restez dans la même classe social que vos parents). C’est de ça dont je voulais parler quand je dis que la société se reproduit, que malgré l’illusion de possibilités d’élèvement social ou financier, le monde reste a peu prés le même.

En gros, je me suis un peu enflammé. La société a tendance à se reproduire, les crimes sont parfois punis et d’autres fois non, les bonnes actions sont quelque fois récompensées et d’autres fois non : Tout ça pour dire que je ne crois pas à cette idée de balance universelle ou de karma… Par contre, je crois au hasard.

Comme promis

Dans le post d’hier j’avais promis de vous parler de mickey voici donc une brève à peine modifiée extraite d’unquotidien gratuit affublé d’un nom de transport en commun sous terrain :

Une responsable religieuse égyptienne a appelé à l’arrêt des « fatwas » ridicules après que le cheikh Mohammed al-Mounajid ai déclaré la semaine dernière que les souris étaient des « agents de satan » et devraient être exterminées et qu’il ai accusé Mickey de rendre les souris sympathiques aux gens et donc (en tant que promoteur d’envoyées du malin) qu’il devait mourir aussi.

L’article ne mentionne en aucun cas ce qu’il en est de speedy gonzales.

Apitoiement

J’avais une habitude. A vrai dire, je suis bourré d’habitude et, d’ailleurs, on me vanne souvent pour mon coté « pépé »… alors qu’en fait je ne suis pas du tout enfermé dans ma routine, c’est juste qu’elle me plaît et que je n’ai pas vraiment de raisons de la briser (mais bon, c’est certainement ce que disent tous les papy, car, finalement, une routine c’est confortable). Bref !

Toujours est il qu’au moins une fois par semaine j’allais boire un pot avec mon binôme de travail (dont vous pouvez lire l’avis sur le sujet link) et un autre de mes amis. C’était vraiment plaisant, c’était même ce qu’on pourrait appeler un moment de bonheur : assis à une table avec deux amis intéressants, cultivés, sympas, compréhensifs et déconneurs… pour paraphraser une pub what else ? Oui, d’accord, des filles nues qui dansent et plein d’argent, mais quoi de mieux (à part l’amour) dans le monde réel ?

Vous aurez remarqué que depuis le début de de ce post j’utilise le passé pour parler de ce temps révolu, de ce jardin d’éden perdu et disparu.

Étant ce qu’on appel couramment une-personne-aux-désirs-professionnels-flous ou encore plus couramment, un paumé de la vie, je confesse la plus grande admiration pour ceux qui savent ce qu’ils veulent faire dans la vie (quelque soit et ou que soit le ce) et qui se donnent les moyens de le réaliser. C’est ce qui arrive à mon ami.

Je trouve ça génial pour lui : Il part étudier (très loin certes) des matières qui lui plaisent, son diplôme a de fortes chances de déboucher sur un travail qui risque de lui plaire (et d’être bien rémunéré), il va pouvoir s’oxygéner loin de cette vie qui l’étouffait tout autant qu’elle le comblait et il va vivre de nouvelles expériences.

Je sais tout ça… seulement voilà, nos pots vont me manquer ainsi que nos discutions, nos déconnades et tout ce qu’il a pu m’apporter (ce mec est un puits de connaissance) mais surtout, le bonhomme, qui se trouve être un de mes meilleurs amis, va me manquer.

C’était la complainte du soir… et pour ne pas rester sur une note mélancolique, demain, c’est promis, je vous parle de mickey.