Rupture

– Je ne sais même pas pourquoi on se voit ! Qu’est ce que je vais devenir avec toi ?

– Quoi, qu’est ce que tu vas devenir ? Tu ne va rien devenir.

– Mais je ne te connais pas : tu débarques, tu repars, tu n’as pas de travail, pas d’horaires… je ne peux m’accrocher à rien.

– Tu veux quoi ? Tu veux que je fasse des trucs ? Tu veux que je me déguise ?

– Je ne veux pas que tu te déguises, j’ai besoin de savoir ou tu en es. Qu’est ce que tu espère ? Qu’est ce que tu désir ?

– Mais c’est de la connerie tout ça, putain. Ou j’en suis? Mais j’en suis nul part moi.

– C’est insupportable, tu rends tout dérisoire. Ou tu aimes les nanas. Voilà le programme. Moi je suis nana alors tu m’aimes bien. Et bien je regrette mais je trouve ça angoissant.

– Et toi tu aimes bien l’économie soviétique. Tu crois que ça m’angoisse pas. Et bien non, je suis content pour toi, mais franchement c’est pas plus glorieux pour autant.

– Combien de temps ça va durer? Tu comprend bien que tu ne peux pas rester toute ta vie comme ça ?

– Non mais arrête, largue moi direct ça vaut mieux mais ne me fais pas la morale.

– Je ne te fais pas la morale, mais les types qui n’ont pas d’avenir, ça m’angoisse.

– Mais depuis quand on se soucis de l’avenir ? On ne va pas se marier de toutes façons ?

– Non

– Ben alors ? Je ne te demande rien moi. Qu’est ce qui te défrise ?

– Ce qui me défrise c’est que tu sois un parasite.

– …. Tu as raison en fin de compte vaut peut être mieux que tu ne me fréquente pas. Tu vois, toi tu as un avenir. Tu ne me supporte pas. Et bien moi je te supporte, et je supporte le monde aussi… alors, peut être que je suis un parasite, mais au moins je suis juste.

 
Un monde sans pitié de Eric Rochant

Porno

Je pense que chacun des lecteurs présent sur ce blog a, au moins une fois dans sa vie, regardé un film porno et, encore plus certainement, participer à une conversation ou vu une émission ou l’on rappelait la vacuité du scénario, le jeux minable des acteurs, le décors cheap au possible, la réalisation inexistante, les dialogues lourds et les situations à la limite du comique (le réparateur de télé, l’hôtesse de l’air, l’infirmière…) tout ça pour enfin arriver à des scènes de sexes (c’était bien avant les gonzos).

Mais les temps changent et voici qu’arrive un (LE?) nouveau concept : « PG Porn, For people who love everything about porn… exept the sex ».

Comme l’explique si bien cette accroche, en anglais certes, mais d’un niveau accessible à tous me semble t il, une boite de prod réalise des films « pour les gens qui aiment tout dans les films pornos, mis à part le sexe ». Avouez que c’est furieusement concept.

Je vous invite donc (mais c’est uniquement parce que je ne peux pas vous obligez) à cliquer sur ce lien pour découvrir le petit bonheur qu’est Roadside Ass-sistance (on notera la finesse du titre) : link

Questionnement 22 : Paradoxe

Pourquoi autant de gens sont ils capable de ramasser la merde de leurs animaux domestiques (dans la rues, aux vues et aux sus de tous) alors qu’il ne tendraient même pas (symboliquement) la main à leurs congénères.

Est ce que les nouvelles règles de vie sont : sauvez la merde et marchez sur les gens (mais du pied gauche, ça porte bonheur) ?

Des fois…

Y’a des jours comme ça qui commence comme le pire des cauchemars : il pleut, il fait froid, c’est le début de la semaine, notre patron est con (oui, je vous l’accorde : ça c’est d’une régularité bouleversante), on a envie de hurler à la mort et de tout faire pour que la tristesse, l’angoisse et la peur disparaissent.

Et puis, parfois, tout va mieux, d’un seul coup. Tout va beaucoup mieux.

Comme quoi, la vie n’est pas si moche que ça… des fois.

Culte

En 1992, Michel Lecourt, qui, à l’époque faisait parti des responsables de Warner France propose à Michel Hazanavicisus et à Dominique Mezerette, scénaristes et réalisateur des nuls, de mettre à leur disposition l’énorme catalogue de la major pour que les deux hommes puissent réalisé un film en suivant le même principe que leur précédent opus, Derrick contre Superman (dont voici un court extrait link).

Ainsi, en 1993, le film avec le plus gros casting de l’histoire du cinéma voit le jour. A l’affiche, John Wayne, Robert Redford, Burt Lancaster, Paul Newman, Dustin Hoffman, Dean Martin, James stewart, Henry Fonda, Frank Sinatra, Orson Welles, Elvis Presley… et j’en passe.

L’idée et simple et pourtant ultra efficace : redoubler des scènes déjà existantes et en faire un film. Là ou d’autres se contentent d’une scène ou d’un court métrage, les deux hommes se lancent dans une immense entreprise incluant un scénario construit (qui ne vaut pas celui d’une serie B des années 80 certes, mais dont la trame tiens le films sur tout le long), un montage digne du cinéma, des doubleurs professionnels, une bonne dose d’humour et de dérision et des milliers d’heures de visionnage de films sans le son pour pouvoir sélectionner les scènes.


Le grand détournement
aussi connu sous le nom de la classe américaine, retrace le meurtre de George Abitbol, l’homme le plus classe du monde, et l’enquête qui en suis pour éclaircir ses dernières paroles : « monde de merde ». Truffé de répliques énormes (« j’ai tapé sur un mec de droite une fois, et ben il avait plus de classe que ce gars la » ou encore « je n’ai jamais été homosexuel et encore moins pédéraste) et de scènes mythiques, le film, pour des questions évidente de droits, n’aura jamais les honneurs d’une sortie en salle.

Après une seule et unique diffusion sur Canal + le 31 décembre 1993, le film connaît un succès retentissant. Les K7 circules, des copies de copies de copies (souvent avec à la base des techniciens de canal + fournissant le film à leurs potes) et la propagation explose avec l’apparition d’internet et des réseaux peer to peer.

Je sais que je ne fais pas figure d’exception en considérant ce film comme tout simplement culte et que la plupart d’entre vous l’on sûrement déjà vu. Pourtant pour ceux qui ne connaissent pas, ceux qui veulent se rafraîchir la mémoire ou tout simplement pour le plaisir, voici le film, dans son intégralité (en streamer sur daily motion) : Partie 1:link  2:link  3:link  4:link