Vis ma vie

Voici le Top 5 des métiers que j’aurai aimé exercer sur une courte période, comme une expérience personnelle, en admettant bien entendu que mes capacités, mes connaissance et ma vie soient différentes.

1- Chroniqueur dans un magazine de métal : il me manque la culture, la plume et surtout la capacité d’analyse mais je pense que j’aimerais recevoir des CD par palettes et devoir les découvrir puis les disséquer.

2- Vendeur dans un Sex-shop : de préférence un pas trop glauque. Ça doit être marrant de recevoir toutes les nouveautés en la matière et surtout le rapport avec les gens dans ce genre d’endroit doit être vraiment diffèrent de ce qu’on connaît.

3- Eurodisney : l’idée, c’est de voir l’envers du décors et, évidemment, de tester tous les manèges avant l’ouverture et l’arrivée du public.

4- N’importe quoi sur un plateau de tournage : bien sur, je n’ai aucune formation dans aucun domaines ayant un rapport avec le cinéma mais ça doit être intéressant de voir comment se déroule un tournage.

5- J’hésite entre bagagiste dans un aéroport, éboueur ou critique de cinéma : Les deux premiers, c’est surtout dans l’optique d’appréhender le parcours des objets que j’abandonne (c’est vrai, vous n’avez jamais envie de voir ce qui se passe derrière les portes « staff only » ou « privé » ? Vous n’avez pas l’impression que ces corps de métiers détiennent un savoir que vous ne partagez pas ?) et le dernier pour être payé à voir des tas de films même si, malheureusement, dans ce domaines aussi je manque de compétence.

Sinon, le job idéal reste un travail que j’apprécie dans lequel je gagne bien ma vie et qui me laisse suffisamment de temps libre… mais bon, ça je crois que c’est le rêve de la planète.

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Liens en pagaille

Voici un petit moment que ma soeur utilise la fonction hypertexte pouvant ainsi ponctuer ses textes de liens sympa ne s’appelant pas tous « link ». Jusque ici, mes essais se sont tous soldés par un échec total. Envieux, je lui ai demandé de m’apprendre ici et la et je tente donc l’expérience.

Donc, si tout marche comme prévu je vais pouvoir à mon tour truffer mon blog de liens n’ayant plus de rapport avec Zelda et s’ouvrant dans une autre fenêtre (ce qui, convenons en, peut avoir certain avantage).

En espérant que vous apprécierez ce perfectionnement.

On s’en fout

Noyé entre les répercutions de la crise, des résultats sportifs en tous genres et les divers affaires de meurtres, viols et compagnie, les journaux s’arrangent pour sournoisement imprimer ce qu’on peut qualifier de « remplissage », et publient par exemple ce que je considère comme le sondage le plus inutile de l’année : « Faut-il interdire les combinaisons high-tech en natation » ? Je ne publie même pas les résultats tellement je trouve ça inintéressant (surtout que ça avoisinait le 50/50).
Mais à quoi peut bien servir un tel débat ?

 

Loterie littéraire

Comment peut on, après avoir lu les deux excellents livres que sont Torturez l’artiste ! de Joey Goebel et La fille de l’alchimiste de Kai Meyer (chroniques à venir), ne pas hésiter à se plonger dans une nouvelle lecture de peur que le bouquin sélectionné soit juste moyen ?

Il faut se lancer  (certainement avec Les mémoires d’Elizabeth Frankenstein de Theodore Roszak). Comme le disait une célèbre pub : 100% des gagnants ont tenté leur chance. Par contre ce que ne mentionnait jamais cette campagne c’est que 100% des perdants avaient aussi tenté leur chance.

High Fidelity de Stephen Frears


High-fidelity

High Fidelity c’est l’histoire d’un élitiste de la musique pop qui fait des top 5. Plaqué une énième fois, il se retourne vers sa vie et établit le classement de ses ruptures les plus douloureuses. Entre flash back sur ses histoires d’amour foireuses et entrevues avec ses ex pour comprendre pourquoi il est un exclu du bonheur de la vie de couple, on suit sa vie de gérant d’un magasin de musique essayant de survivre à sa récente rupture, affublé de ses deux geek musicaux, dénigrant tous ceux qui en connaissent moins qu’eux sur le sujet précis qu’est la pop musique et établissant des top 5 sur n’importe quel sujet.

Adapté du roman éponyme de Nick Hornby (déjà un gage de qualité), ce film brille avant tout par son rythme narratif. La plupart du temps, rob, l’anti-héros interprété par John Cusack dans un de ses meilleurs rôles, s’adresse directement à la caméra (et donc au public) sans utiliser le principe de la voix off, et, ces moments à mi-chemin entre le one man show et le journal intime sont ponctués par des scènes de comédie plus classiques servant réellement à faire avancer l’intrigue. Ce procédé donne au film une atmosphère particulière qu’il faut, pour conserver, de préférence voir en VO.

Le scénario n’est certes pas d’une complexité étonnante mais cette apparente simplicité (qui a dit que les histoires d’amour sont faciles?) permet justement de ne pas se perdre et de rentrer plus profondément dans l’histoire et les protagonistes.

Les personnages sont d’ailleurs un autre point fort de cette oeuvre, étoffés et profonds, tous avec leur propre caractère et leur utilité. Outre un très bon John Cusack, les autres rôles sont savamment attribués et brillamment interprétés, les deux freaks de Rob en tête campés par un Jack Black incarnant un personnage bruyant et grande gueule sans (une fois n’est pas coutume) en faire trop et Todd Louiso, conférant à son personnage une aura de timidité et d’effacement à la limite de l’autisme. Ceci dit, les autres acteurs ne sont pas en reste et offrent au film une crédibilité étonnante.

Rob c’est moi. Rob, c’est un peu vous aussi. Je crois qu’il est difficile de ne pas se reconnaître dans cet homme (ses défauts comme ses qualités) et sa quête éperdue d’amour. Reflet d’une génération de paumés (de laquelle je confesse faire parti), ce film, en plus de vous faire passer un excellent moment et le genre d’oeuvre dont on ressort grandi.

En hommage au film, le top 5 des scènes que j’ai le plus apprécié :

1- La confrontation John Cussack/Tim Robbins

2- « I haven’t see Evil dead 2, yet » et la réponse de Jack Black

3- L’explication de rangement de disque à Dick

4- La cachette derrière la barrière sous la pluie

5- Le film dans sa globalité

Ps : au cas ou vous ne l’auriez pas compris, je vous encourage vivement à le voir.

Épée de Damocles

Que ce passe t-il si vous écrivez le message suivant « si un jour je deviens célèbre, ce vulgaire bout de papier prendra de la valeur et tu t’en voudras de t’en être débarrassé » et que vous le donnez à un collègue ?

Il y a fort a parier qu’il le jette. J’ai moi même distribué ce genre de mot et, effectivement, mes acolytes l’ont tous balancés à la poubelle. Certes, il y a autant de chances que je devienne célèbre qu’un pingouin bronzé résolve le théorème de Thales et je suppose que vous vous dites à peu près la même chose.

Ceci dit, n’est il pas plaisant de penser que ce doute effleurera peut être de temps à autres l’esprit des personnes à qui vous l’avez donné?

Action/réaction

Il y a des fois comme ça ou la journée s’annonce morne et monotone, puis, on passe une après midi à discuter du travail, de la vie et des gens avec quelqu’un de passionnant et, d’un coup, le niveau d’intérêt est à revoir à la hausse.

Ainsi, j’ai pu entendre une théorie inédite (pour moi) mais fort intéressante sur l’être humain. Alors qu’on a toujours cru qu’une décision entraînait une action on est en train de s’apercevoir que ce schéma est faut. A vrai dire, l’être humain agi puis, par la suite, il se cherche des justifications et se construit, a posteriori, ce qu’il croit être ses motivations et sa prise de décision initial.

Quand on est paumé, savoir que tout le monde l’est un peu est finalement assez rassurant.
De plus, je dois avouer que
j’apprécie le coté « anarchiste » de cette théorie.