+2

Contre toutes attentes et à la surprise générale mon CDD se trouve prolongé de 2 mois ce qui, hormis le réel soulagement financier, repousse d’autant mes crises de stresse, angoisse et déprime à propos de mon avenir.

Joyeux Noël.

Publicités

Appris sur le tas

Voila maintenant deux mois que j’évolue dans un nouveau job et je suis en mesure de vous faire part de l’expérience emmagasinée durant ce laps de temps. Voici donc un top 3 des choses que j’ai appris dans mon nouveau boulot :

1 – Je n’ai pas d’enfants ce qui implique que je ne possède ni avis ni problème. Toute ma vie se trouve pondérée par l’absence de marmot(s). Et, tant que je ne serai pas père, je n’aurai pas voix au chapitre c’est-à-dire que mes problèmes seront toujours moins importants sans marmaille et mes opinions toujours celles d’un ado.

2 – Ne pas avoir de canapé peut être choquant. Si j’avais de la place et de l’argent, j’arrangerais sûrement un coin canapé/TV/table basse (ne serait-ce que pour faire plaisir à ma petit femme) mais je n’ai ni l’un ni l’autre et s’il faut choisir entre un canapé et une étagère pleine de bouquins le choix est vite fait. Pourtant, réfléchir de la sorte fait de moi une aberration et/ou un ado.

3 – Lire et regarder des films, ça ne sert à rien. En gros, ma vie ne sert à rien ou en tous cas elle n’est pas constructive.
Alors que j’ai passé ma vie entouré de gens pour qui ce genre d’activité été primordiales je me retrouve plongé dans un univers ou elles sont reléguées au rang de distractions occasionnelles mais surtout de perte de temps.

PS : 4 – Accrocher une porte de parking et faire croire qu’on se retranche derrière les syndicats n’est pas le moyen idéal pour gagner de l’estime et progresser dans l’entreprise.

Nouveau boulot pour une nouvelle vie

« On n’est pas beaucoup payé mais qu’est-ce qu’on se marre ». C’est un de mes anciens collègues de boulot qui repetait souvent cette phrase on ne peu plus exacte… sauf qu’à l’époque je ne m’en rendais qu’à moitié compte. Certes, je me rendais bien compte que mon salaire était dans les limites légalement imposées pour ne pas basculer dans le misérable et que l’ambiance était excellente (bosser avec un de ses meilleurs amis y contribue fortement) pourtant, je ne distinguais pas dans cet état de faits une singularité évidente.

Pourtant, mon nouveau boulot m’amène à réviser mon point de vue. Je ne reviens pas sur ce que j’ai dit sur mon nouveau taf : l’ambiance est sympa, les gens aussi, les taches à effectuer me plaisent mais il n’empêche que j’ai actuellement l’impression d’être plongé dans un concentré de normalité. Une petite vie bien rangée, des enfants, des soucis quotidiens, des canapés assortis au murs, des crédits, des trajets, des coûts, des stratégies, plus belle la vie… Tous ces gens autour de moi sont-ils anormalement normaux ? Non. D’ailleurs, je ne me sens pas supérieur à eux, je me sens simplement diffèrent, loin de leur optique de vie et de leur vision du monde (et n’espérant jamais les rejoindre).

Je savais que la transition serait difficile, mais je ne m’attendais pas à ça.

Adieu, chômage 2010

Aujourd’hui, je commence un nouveau boulot (en CDD  jusqu’au 31 décembre 2010… si je passe la période d’essai, évidemment) ce qui signifie que soit je déchire grave en entretien (et que donc mon habile combinaison de balbutiements et de timidité qui ferrait passer Rainman pour un champion d’élocution dans le genre de Fabrice Luchini fonctionne à merveille auprès des employeurs) soit que beaucoup sont plus mauvais que moi aux tests de logique (ce qui n’est pas rassurant pour l’avenir de notre pays).

Toujours est il que, au moins pour cette fin d’année, j’arrête de passer pour un branleur qui profite du système. Attendons 2011 pour la suite.

Conquérir le monde.

Parce que vous êtes fidèles et bienveillants je vais partager mon secret pour devenir riche (et ainsi ne plus avoir besoin de travailler) : je vais continuer d’accumuler les lettres de refus puis je vais les publier dans un livre que je vais vendre à des millions d’exemplaires pour ensuite le traduire et le vendre encore.

Folie des grandeurs mise à part, depuis 6 mois que je postule dans tout un tas d’entreprises et d’organismes de différentes tailles j’ai pu recevoir un certain nombre de lettres de refus qui, sans être vraiment réconfortante comme je l’ai dit hier, gardent un coté classe. Exemples : « Bien que votre candidature soit tout à fait intéressante, j’ai le regret de etc… Toutefois, si une opportunité venait à se présenter, je ne manquerais pas de vous en aviser » ou encore « notre réponse ne remet nullement la qualité de votre candidature en doute ».

Je ne suis pas candide, je me doute bien qu’ils adressent la même lettre aux centaines de candidats qui postulent mais, malgré tout, je trouve que l’aspect psychologique se rapproche d’une rupture amoureuse : « je te quitte mais c’est pas toi, c’est moi le problème ». On n’y crois pas mais c’est toujours plus agréable que « tu es un boulet qui a gâché ma vie, je te déteste et j’aimerais mieux me faire lobotomie avec une pierre par un chirurgien sans bras que de me souvenir ces instants passés avec toi ».

Saut dans le vide

Demain j’ai un entretien d’embauche. On est d’accord que dans l’absolu c’est une bonne chose sauf que, ineptie quand tu nous tiens, j’ai été inscrit à ce recrutement par une tierce personne qui a eu l’amabilité de me faire parvenir par mail l’heure et le lieu (je râlerais une autre fois que ça tombe pile un jour de grève) mais en aucun cas l’intitulé du poste pour lequel « je » postule (ceci dit, renseignements pris, même elle ne le savait pas).

Avec mon destin professionnel flou, je pense que je vais y aller avec quatre ou cinq CV différents.