Profession : espion

Suivant les conseils (avisés) de mon expert en reclassement, je me rend régulièrement sur le site de l’anpe (ou devrais-je dire du « pôle emploi ») pour prendre le pouls du marché du travail dans ma région. Ce que je ne savais pas, c’est que les agences de renseignements passent aussi par ce site pour recruter, comme le prouve (presque) le contenu de cette petite annonce :

ENQUETEUR/ENQUETRICE  H/F
(Code Métier ROME 12113)

VOUS VOUS RENDEZ EN SEMAINE DANS UNE CONCESSION AUTOMOBILE COMME UN CLIENT ORDINAIRE POUR Y SIMULER L’ACHAT D’UN VEHICULE SELON UN SCENARIO PREDEFINI. VOUS EFFECTUEZ ENSUITE UN COMPTE RENDU
COMPLET SUR INTERNET ET VOUS NOUS RENVOYEZ LES DOCUMENTS.

Il ne manque que : « ce message s’auto-detruira ».

Publicités

Comment on fait les bébés ?

–  » Hodgesouille ?

– Oui, mademoiselle ?

– Je ne suis pas une experte, évidemment,mais je crois me rappeler que, selon la légende communément rependue du phénix, le petit ne voit jamais ses parents. On n’a qu’un phénix à la fois. C’est automatiquement un orphelin. Vous comprenez ?

– Hum… est-ce que je peux ajouter quelque chose ? Fit Lavoine. Mademoiselle Créttine a raison, je dois dire. Le phénix bâtit son nid, prend soudain feu, et le nouvel oiseau naît de ses cendres. Je l’ai lu. De toute façon, c’est une allégorie.

Hodgesouille se retrouva seul avec sa marionnette à grain, son appeau, son sac à dos et un fort sentiment de gêne. On lui avait appris à respecter les sorcières, et mademoiselle Créttine en était une. L’homme qui l’accompagnait n’était pas une sorcière, mais ses manières l’apparentaient à ces gens que Hodgesouille classait intérieurement sous l’étiquette « mes supérieurs », une catégorie relativement importante, il est vrai. Il n’allait pas contester ses supérieurs. Hodgesouille était un système féodal personnifié.

D’un autre coté, se disait-il tandis qu’il pliait bagage et s’apprêtait à repartir, les livres qui traitaient du monde étaient le plus souvent écrits par des gens qui s’y connaissaient beaucoup mieux en livres qu’en monde. Cette histoire d’oiseau naissant des cendre était sûrement due à un type qui ne savait rien de la gent ailée. Quant à l’existence d’un seul phénix à la fois, eh bien, celui qui avait pondu ça aurait mieux fait de sortir plus souvent prendre l’air et rencontrer des dames « .

Les annales du disque-monde T.24 : Carpe jugulum de Terry Pratchett

Mission (quasi) impossible

Extrait de Dans ton chat

<Drien> En fait j’ai commencé par regrouper les infos que je savais sur elle: son prénom, elle habitait
Nevers, dans un quartier « chaud », comme elle disait, et elle passait en seconde.
<Drien> Donc j’ai lancé Google Earth, go au dessus de Nevers, et j’ai commencé à scruter, à la recherche d’immeubles, de trucs comme ça.
<Drien> Au bout de 5 minutes, je trouve ce qui ressemble à des HLM. Je file sur le site de la mairie de Nevers et matte la liste des collèges de la ville, ainsi que leur adresse. Je les
rentre tous dans Earth et fous un repère à leur emplacement.
<Drien> J’analyse géographiquement leur proximité avec les immeubles repérés, puis j’en sélectionne un, le plus proche des HLM.
<Drien> Je file sur le site de l’académie de Dijon, et go la section des résultats du BEPC, accessibles à tous, où sont répertoriés tous les élèves l’ayant obtenu (elle était en troisième,
tu suis ?).
<Drien> Je repère le collège sur le site, et commence à mater tous les noms de A à Z, en regardant si je trouvais un prénom correspondant.
<Drien> Et là, au bout de 5 minutes, j’en trouve un qui correspond. Go Facebook, une correspondance trouvée ! Et c’était bien elle !
<Drien> Je l’ai ajoutée, et depuis je suis heureux.
<Samo> Et tout ça pour dire à tes geeks de potes : « J’ai une fille dans mes contacts Facebook » ?
<Drien> ué.
<Samo> Tu es terrifiant, parfois.

Art on earth

Le logiciel Google Earth a inspiré beaucoup de gens. Certains se sont amusés à dessiner des crop circles, d’autres y cherches des filles nues (véridique : tapez « topless google earth » ou « naked girls on google earth » sur un moteur de recherche et vous verrez), des cambrioleurs en ont profiter pour effectuer des repérages sur de riches propriétés et des flics ont repérés un champ de cannabis et démantelés un réseau de drogue.

Pas étonnant du coup que des artistes un peu tarés s’en inspirent eux aussi.
Ainsi, la canadienne Mélanie Coles a placé un Charlie (vous savez, le héros stressant coiffé d’un bonnet et d’un tee shirt blanc strié de rouge qu’il faut retrouvé dans une page rempli d’autres personnes vêtues plus ou moins de la même manière) géant sur le toit d’une usine. Il n’apparaîtra pas sur google earth avant les prochaine mise à jour mais l’artiste a fait des émules et des tas de gens placent des Charlie géants un peu partout dans le monde. Bientôt, on pourra jouer à « Où est Charlie ? » à une échelle mondiale. Un avant goût.

Moins ludique mais tout aussi marrant, l’allemand Aram Bartholl plante IRL (In Real Life soit dans la vie réelle) des reproductions géantes des icônes qu’utilise Google pour signaler les emplacements sur ses cartes (à noter que l’artiste, a déjà recréé des codes inspirés par le monde virtuel dans la vraie vie puisqu’il s’est baladé avec une énorme hache façon WOW (World Of Warcraft, le plus célèbre des MMORPG) ou son nom au dessus de la tête à l’image des avatars de Second Life). Un aperçu.

Ça m’arrive souvent

–  » Buffy a dit que si tu parlais trop je pouvais te tuer
– … Permis de tuer hein ? Plutôt cool ! Timothy Dalton n’a jamais eu d’accessoires appropriés parce qu’il arrivait à la fin d’un cycle mais il avait vraiment le truc, ce qu’il faut d’arrogance, mais les producteurs avaient trop le derrière entre deux chaises, d’un point de vu stylistique je veux dire.
– C’était quoi ce que tu viens de dire ? Un dialecte disparu ? »

Buffy contre les vampires, saison 7 épisode 10

Tous sauf un

Je dois le confesser : je n’aime pas Kubrick. Oui je sais, c’est une honte. Il est un grand maître du cinéma et moi qu’une mouche sur le parbrise de l’Histoire. Je n’ai rien contre lui personnellement, je ne trouve pas non plus qu’il sot mauvais, mais j’ai du mal à accrocher à ses films et pourtant j’en ai vu un bon nombre.

Ceci dit, il y en a un qui trouve grâce à mes yeux : full metal jacket. Un des meilleurs film de guerre de l’histoire du cinéma, bien réalisé, admirablement scénarisé (critique, humain, drôle, violent…) et ponctué de dialogues finement ciselés.

Exemple d’une scène (qui va trop vite pour être pleinement assimilée dès le premier coup) au dialogues vraiment bien fichus (via replikultes)

« Sergent Hartman : Je suis le sergent d’armement Hartman et votre chef instructeur. A partir d’aujourd’hui, vous ne parlerez que quand on vous parlera et les premiers et derniers mots qui sortiront de votre sale gueule, ce sera « Chef » tas de punaises ! Est-ce bien clair ?!
Tous les soldats : Chef, oui, Chef !
Sergent Hartman : Mon cul, je n’entend rien ! Montrez-moi que vous en avez une paire !
Tous les soldats : Chef, oui, Chef !
Sergent Hartman : Si vous ressortez de chez moi, les louloutes, si vous survivez à mon instruction, vous deviendrez une arme, vous deviendrez un prêtre de la mort implorant la guerre ! Mais en attendant ce moment-là, vous êtes du vomi, vous êtes le niveau 0 de la vie sur terre, vous n’êtes même pas humain, bande d’enfoirés ! Vous n’êtes que du branlomane végétatif, des paquets de merde d’amphibiens, de la chiasse ! Parce que je suis une peau de vache, vous me haïrez; mais plus vous me haïrez et mieux vous apprendrez ! Je suis vache mais je suis réglo ! Aucun sectarisme racial ici : je n’ai rien contre les négros, ritals, youpins ou métèques. Ici, vous n’êtes que des vrais connards et j’ai pour consigne de balancer toutes les couilles de loup qui n’ont pas la pointure pour servir ma chère unité ! Tas de punaises, est-ce que c’est clair ?!
Tous les soldats : Chef, oui, Chef !
Sergent Hartman : Mon cul, je n’entend rien !
Tous : Chef, oui, Chef !
Sergent Hartman : Comment tu t’appelles, sac à foutre ?!
Brown : Chef, je m’appelle Brown, Chef !
Sergent Hartman : Mon cul ! A partir de maintenant, tu t’appelles Blanche-neige ! Est-ce que ça te plaît, ce nom-là ?!
Brown : Chef, oui, Chef !
Sergent Hartman : Bon, y a quand même un truc que tu vas pas tellement aimer, Blanche-neige : on te servira pas ton poulet frit et tes pastèques quand tu viendras bouffer à la cantine !
Brown : Chef, oui, Chef !
Guignol [tout bas] : Est-ce que c’est toi, John Wayne, ou est ce que c’est moi ?
Sergent Hartman : Qui a dit ça ? Qui est le tordu qui a dit ça ? Qui est l’infect petit poil perdu, l’espèce d’enculé de communiste qui vient de signer son arrêt de mort ? … C’est personne hein ? C’est votre marraine de mes couilles, hey ? Ah foutre de foutre, vous me ferez du parcours à en crever la gueule ouverte !! Vous me ferez du parcours à en téter du p’tit lait par le fion… [empoignant Cowboy] Alors ça vient de toi, charogne de p’tit salopard ?!
Cowboy : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Espèce de paquet de merde, t’as une chienne gueule de vermine, bien sûr que c’est toi!
Cowboy : Chef, non, chef !
Guignol : Chef, c’est moi, chef !
Sergent Hartman : Putain, putain de nom de dieu ! qui c’est ce zygoto ? Un p’tit comique, hein, l’engagé guignol ? Je t’admire, j’adore ton honnêteté. Tu sais que je t’aime bien ? Tu viens chez moi quand tu veux et tu baises ma frangine ? [il frappe Guignol] Espèce de sac à foutre ! J’ai noté ton nom, tu vas roter du sang, défense de rire et défense de pleurer ! Je vais te mettre au pas moi, je vais te dresser ! Relève-toi, aller nom de dieu debout ! Sors de ta connerie sacré bon dieu, sinon moi j’te dévisse la tête et je te chie dans le cou !
Guignol : Chef oui chef !
Sergent Hartman : Engagé Guignol, pourquoi tu es dans ma chere unité ?!
Guignol : Chef, pour tuer, chef !
Sergent Hartman : Donc tu es un tueur ?!
Guignol : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman : Fais moi voir ta gueule de guerrier !
Guignol : Chef !
Sergent Hartman : T’as une gueule de guerrier ? Aaaaarrrrrrrhhh ! Ça c’est une gueule de guerrier ! Là fais-moi voir ta gueule de guerrier
!
Guignol : Aaaaargghhh !
Sergent Hartman : Mon cul ! Autant dire que tu m’as pas convaincu ! Fais moi voir ta vraie gueule de guerrier !
Guignol : Aaaaaaaaaargghhh !
Sergent Hartman : Tu m’fais pas peur ! Travaille moi ça !
Guignol : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman [s’adressant à Cowboy] : Et toi t’as quelle excuse ?!
Cowboy : Chef, excuse pour quoi chef ?!
Sergent Hartman : C’est moi qui les pose les questions, 2ème pompe ! Est-ce que tu peux comprendre ça ?!
Cowboy : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman : Et bien merci beaucoup merci ! Alors je peux donner des ordre peut être ?!
Cowboy : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman : Est-ce que t’es tout perturbé ?! Est-ce que t’es tout nerveux ?!
Cowboy : Chef, j’suis nerveux, chef !
Sergent Hartman : Et c’est moi qui t’rends nerveux ?!
Cowboy : Chef…
Sergent Hartman : Chef quoi ? Mais dis-donc, est ce que t’allais pas me traiter de sale con ?!
Cowboy : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Combien tu mesures 2ème pompe ?!
Cowboy : Chef, 1m75, chef !
Sergent Hartman : 1m75 ! Jamais vu un tas de merde aussi haut que ça ! Tu m’entuberais pas de 2 cm quelque part ?!
Cowboy : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Mon cul ! Je savais bien que ce que tu avais mieux a coulé de la fente de ta maman chérie et fini en flaque marron sur son matelas pourri ! T’es une vraie chiure toi !! D’ailleurs tu viens de quel bled paumé, 2ème pompe ?!
Cowboy : Chef, du Texas, chef !
Sergent Hartman : Ah parole de Dieu, Texas, y a que les taureaux et les pédés qui viennent du Texas, mon p’tit cow-boy ! Vu que t’es pas très taureau sur les bords, tu serais donc de l’autre bord ? Tu suces des noeuds ?!
Cowboy : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Tu serais pas pompeur de pafs ?
Cowboy : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Je parierais que tu es du genre à enfiler un mec jusqu’au trognon sans avoir l’élémentaire politesse de lui manipuler gentiment le petit frère ! J’te préviens, je t’ais à l’œil ! [allant vers Baleine] Et toi ! Tes parents ont eu des enfants viables ?
Baleine : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman : Ils doivent s’en mordre les doigts les pauvres ! T’es si tocard que tu passerais pour un chef d’oeuvre de l’art moderne !
C’est quoi ton nom gros poussah ?!
Baleine : Chef, Leonard Lawrence, chef
Sergent Hartman : Lawrence, Lawrence quoi, Lawrence d’Arabie ?!
Baleine : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Tu serais pas un p’tit peu royal ?! Tu serais pas de sang royal ?!
Baleine : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : T’es un suceur de noeuds ?
Baleine : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Mon cul ! J’te parie que t’es capable de pomper une balle de golf à travers un tuyau d’arrosage !
Baleine : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : J’ai horreur qu’on s’appelle Lawrence ! Y a que les pédés et les marins qui s’appellent Lawrence. A partir de maintenant, tu t’appelles Grosse Baleine !
Baleine : Chef, oui, chef !
Sergent Hartman : Tu trouves que je suis mignon, mon p’tit Baleine, tu trouves que je suis marrant ?
Baleine : Chef, non, chef !
Sergent Hartman : Alors tu vas m’effacer ce sourire de bêta de ta figure ! [Baleine n’y arrive pas] Mais surtout tu prends ton temps ! Hein mon canard !
Baleine : Chef, je m’applique, chef !
Sergent Hartman : Engagé volontaire Baleine, je te file 3 secondes, tu entends exactement 3 secondes pour effacer ce putain de sourire de ta gueule de con ou je te fais gicler les yeux des orbites et je t’empaffe le crâne ! Une, deux, trois !
Baleine : Chef, j’n’y peux rien, chef.
Sergent Hartman : Mon cul, à genou espèce de sac à foutre ! [Baleine se met à genoux] Maintenant étrangle toi [Baleine s’étrangle] Bon Dieu, avec ma main, tête de noeud [Baleine prend la main du sergent] Ne me prends pas la main, enfin merde ! Quand je te dis « tu t’étrangles » tu le fais ! Tu te penches et tu t’étrangles [Baleine se penche et s’étrangle] Alors t’as fini de sourire ?
Baleine [étranglé] : Chef, oui, chef…
Sergent Hartman : Mon cul j’entends rien du tout !
Baleine [étranglé] : Chef, oui, chef…
Sergent Hartman : Mon cul j’entends toujours rien ! Montre moi que tu en as une paire !
Baleine [étranglé] : CHEF, oui, CHEF !
Sergent Hartman : Suffit debout ! Grosse Baleine t’as vachement intérêt à te tenir à carreaux et à me chier des perles tous les matins, sinon ça va barder pour ton matricule ! «