Pas de pot un peu mieux expliqué

Hier, pressé par le temps et l’incertitude, j’ai balancé une information sans vraiment prendre le temps de l’expliquer ou de l’étayer. Aujourd’hui, comme mon accès internet fonctionne encore, je vais développer un petit peu le post de la veille mais, pour ce faire, je dois remonter un peu dans le temps.

Quand j’ai emménagé avec ma petite femme elle vivait chez sa grand-mère. Tous les deux étudiants à l’époque (et doté de moyens financier peu important) cette solution provisoire nous satisfaisait très bien. C’était une sorte de HLM au black : en contre partie de la tranquillité d’esprit de la grand mère d’un coté (apaisée que quelqu’un occupe l’appartement du dessus) et de la famille de l’autre (rassurée à l’idée que cette vieille dame ne soit pas toute seul) nous étions soumis à un loyer modéré.

Puis l’éphémère a commencé à tenir, vicieusement, insidieusement, alors qu’en parallèle de cette stabilité les départs hypothétiques étaient régulièrement remis à l’ordre du jour (travaux dans la maison, problèmes familiaux, désordres religieux…) le transitoire est devenu durable.

Voila plus de 5 ans qu’on vit dans cette maison en imaginant un départ dans les mois à venir. C’est pour cette raison que nous n’avons jamais fait de travaux, ni changé le papier peint hideux, ni rénové le mobilier antique, ni même aménagé un peu mieux notre vie. C’est aussi pour cette raison que notre connexion internet était au nom de la grand-mère, titulaire légale de la ligne téléphonique.

Or, cette grand-mère est décédée il y a environs un mois (soit une trentaine de jour après qu’enfin, ma petite femme et moi ayons pris la décision de nous installer plus convenablement en achetant tout un tas de meubles et accessoires divers et de construire notre avenir en investissant dans un PEL de manière mensuelle) et, logiquement, les prélèvements automatiques commencent à être stoppés par les ayants droit.

Attention parce qu’à partir de maintenant ça devient technique et c’est une après midi au téléphone que je vais tenter de résumer en quelque ligne. Nous somme abonné chez orange avec un forfait internet/télévision/téléphone  alors que la ligne téléphonique appartient à SFR, groupe auquel la grand-mère souscrivait un forfait téléphonique. En résiliant l’abonnement SFR la ligne va se trouver coupé et, par conséquent, notre accès internet aussi. Or orange ne peux pas réactiver la ligne car il faut qu’une demande soit effectuée par le propriétaire (ou des locataires officiels) ce qui est impossible puisque le propriétaire est décédés et que la succession n’est pas encore effective.

La seule solution qui reste est d’une simplicité imbécile. Nous devons résilier notre abonnement actuel, au nom de la grand mère, retourner notre box et notre décodeur télé pour pouvoir passer en dégroupage total et recevoir ainsi une nouvelle box, un nouveau décodeur et un compte à notre nom.

Et comme l’opération risque de prendre quelques jours nous allons être privé de connexion durant ce laps de temps.

C’est bon ? Vous avez compris ? Parce que je vous avouerez que, de mon coté, j’ai encore du mal.

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Pas de pot

Aujourd’hui je pensais pondre la suite du poste sur la FNAC… ou alors vous parler de mes difficultés pour pondre une lettre de motivation correcte. Au lieu de ça, j’ai passé ma journée au téléphone pour finalement apprendre que mon accès internet allait être coupé d’un moment à l’autre. Je vous tiens informé dès que j’ai du nouveau mais y’a des jours comme ça, il vaut mieux rester au lit.

Diffusion culturelle part. 1 : Résumé de l’article

Musique écoutée : In Requiemde Paradise Lost

Dernier livre lu : Avant la quête T.3 : La voie du Rigede Le Tendre, Loisel et Mallié

Dernier film vu : Kill Bill 1de Quentin Tarentino

Aujourd’hui, bien que l’ayant promis il y a un bout de temps (mais vous savez ce que c’est : blogguer n’est jamais une science exacte), je vous présente une enquête sur la FNAC de Jacques Denis pour le journal le monde, vraiment représentative de ce qu’est le marché de la culture en 2010.

Créée en 1954, la FNAC (Fédération Nationale d’Achats des Cadres) participa largement à la « massification des loisirs cultivés » en s’appuyant sur une classe émergente, celle des cadres, plus cultivés et plus à même, de par leurs revenus, de financer cette culture orientée par des « médiateurs culturels » (comprenez des vendeurs).

Pourtant, contre coup de ce développement, la FNAC « a joué un rôle massif dans la distribution et la fabrication d’un gout moyen » comme le souligne Vincent Chabault, et, bien que conscient de cette réalité, les penseurs de l’enseigne la contre balance en s’affichant successivement comme agitateur culturel, certifiée non-conforme ou encore agitateur de curiosité, un vernis culturel ou le plus important n’est plus vraiment « d’agiter mais de montrer que l’on agite », et en continuant, dans son discours, de se présenter comme un fournisseur de diversité quand, concrètement, la mise en place étouffe toute culture marginale. Car, comme l’explique un encart dans l’article, tout devient payant pour l’éditeur/producteur : tête de gondole, parution dans les catalogues ou la revue adhérant, et même la mise en rayon se monnaye via des remises imposées à tous et des droits de retours abusifs.

La FNAC se transforme, s’implantant hors des frontière au point de devenir une multinationale dans laquelle tout est mis en place pour vendre avec le maximum de marges : achats groupés, dédains des petits éditeurs, nouveau management sur un model venu de la grande distribution, disparition des experts au profit de vendeurs issus d’école de commerce et vente, mise en place de produits obligatoires, autonomie du personnel réduite au strict minimum…

Malgré tout, comme de nombreux commerce de culture la FNAC se trouve actuellement prise en étaux par deux réalités économiques : de plus en plus de téléchargements et un développement des sites en lignes qui cassent les prix. Pour répondre à ces menaces le groupe prend des mesures purement économiques : PSE (autrement dit licenciements massif), fermeture de magasins et probable sacrifice du CD (alors que le groupe est leader sur le marché mais les profits réalisés ne sont pas suffisants).

Après avoir permis un essor culturel évident la FNAC se retrouve donc face à des impératifs économiques auxquels elle décide d’apporter une réponse purement économique, purgeant les œuvres qu’elle diffuse de toutes spécificités et se calquant sur le modèle de la grande distribution autrement dit du commerce de masse.

Voila donc la réalité dépeinte par l’article et prochainement je vous donne mon avis dessus.

Citations Dominicales part. 22

– Non seulement vous vous installez ensemble mais en plus vous allez travailler ensemble… Ca va être du 24 heures sur 24 ensemble… Vous n’aurez rien à vous raconter le soir… Vous allez vite saturer l’un de l’autre. Deux personnes ont besoin d’oxygène et d’indépendance.
– On croirait entendre Titi qui se justifie de passer d’une fille à une autre…
– Bin justement… On a discuté au téléphone et il dit qu’il faut que vous fassiez gaffe tous les deux. L’odeur qu’on sent en enfer c’est pas le souffre et la couleur de l’enfer c’est pas le rouge. Il dit qu’en enfer il n’y a pas d’odeurs, il n’y a pas de tortures, il n’y a rien parce que l’Homme s’habitue à tous les excès mais pas à la monotonie. Alors, là bas, la vraie souffrance c’est d’être tout seul pour toujours dans un gris uniforme.
-En gros, il dit que vivre le quotidien avec Nadia sera un avant goût de l’enfer et qu’il faut que je la quitte.

Les formidables aventures de Lapinot T.7 : La couleur de l’enfer de Lewis Trondheim

– Alors ? Ils vous ont plu nos petits courts métrages ?
– C’est quand même très « tendance ».
– C’est vrai, il y en a de plus en plus qui font des petites choses comme ça…
– Ce qui pose le problème de l’art. Est-ce parce qu’on a les moyens de s’exprimer que l’on doit les utiliser ou parce qu’on a envie de s’exprimer qu’on doit ensuite chercher par quel moyen y parvenir ? La démocratisation des moyens d’expression ne nuit-elle pas à la création elle-même ? Adoptée par le plus grand nombre, la création ne devient-elle pas vulgaire ? Et enfin, allons nous inéluctablement vers une société où tout le monde sera artiste ?
– Toi tu cherches à nous décourager, à nous humilier et à nous rabaisser.
– C’est pas vrai… juste à vous humilier.

Les formidables aventures sans Lapinot T.3 : Cyberculture mon amour de Lewis Trondheim

Le fatras du samedi part. 22

Avec l’avènement de la 3D j’ai l’impression que les producteurs/diffuseurs de
cinéma essaient de faire basculer le 7eme art dans le champ du divertissement l’éloignant ainsi de son coté « loisir culturel ». Je sens que je dois passer pour un vieux con rétrograde
mais ce n’est pas vraiment ce que je recherche au cinéma. Un peu dans le même genre, cette idée sympathique (tant qu’elle reste dans le domaine de l’entertainment) qui consiste à

téléphoner aux personnages d’un film d’horreur. Et en sortant de là, on
va
boire un pot.

 

Apparemment, Chatroulette développe les créativités en matière de blague. Après
« si tu tournes la tête je gagne », voici la blague du
pendu, celle de la fellation et autre choses sexy. D’ailleurs, en parlant de blague, comme en ce moment c’est la mode des « un jour Dieu », voici un
top
10
des meilleurs.

 

Enfin, mon coup de cœur de la semaine c’est cette pub qui rappel que tous les
annonceurs ne sont pas des
petits scarabées.

 

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Le fatras du samedi part. 22:
Avec l’avènement de la 3D j’ai l’impression que les producteurs/diffuseurs de
cinéma essaient de faire …

H2G2, le guide du voyageur galactique de Garth Jennings

Chronique de réhabilitation n°2

h2g2Il existe des films qui peinent à trouver leur public (pour des tas de raisons les deux plus fréquentes étant le nombre peut élevé de copie (et donc de salles) et/ou une campagne marketing mauvaise voire déplorable) et c’est tout à fait le cas de H2G2. En même temps, c’est le genre d’œuvre pour laquelle il est difficile de définir clairement en public tant elle se situe au carrefour de nombreux genres sans pour autant ne prendre la forme d’aucuns. Par voie de conséquence, ce film pourrait potentiellement intéresser tout le monde sans pour autant viser un public en particulier.

Adapté de la série de livres complètement barrée de Douglas Adam, le guide du voyageur galactique est ce qu’on pourrait qualifier de film de science fiction loufoque. Il commence par la destruction de la terre (planète se trouvant sur le tracé d’une route interstellaire et dont l’avis démolition est affiché depuis un petit bout de temps dans des bureaux à des milliers d’années lumières) dont le seul survivant, Arthur Dent, un terrien en pyjama sauvé grâce à de l’autostop spatial, se trouve embarqué dans de truculentes (je m’était juré qu’un jour j’utiliserais ce mot) aventures apprenant au fur et à mesure ce qu’il doit savoir via le fameux guide, livre le plus vendu de l’univers garce à son prix un peu moins élevé que celui de son concurrent direct mais surtout à l’inscription DON’T PANIC dont s’orne la couverture.

Voici un film à visionner au moins deux fois pour en intégrer toutes les subtilités (humoristiques, esthétiques, scénaristiques). Il est certain que le ton décalé risque de déplaire massivement même si une bonne partie de la qualité du film réside dans ce choix. C’est un peu comme si Pratchett avait réalisé un film de SF.

Etrangement, pour un projet de cette envergure les effets spéciaux sont réussis (alors qu’on aurait été en droit de s’attendre à quelque chose de plus cheap), on pourrait même dire que le parti pris artistique dans ce domaine est vraiment bon, les designs des différents mondes/aliens/vaisseaux/etc se révélant originaux.

Le scénario, s’il est un brin classique dans sa trame, reste tout de même cocasse dans son développement sans pour autant devenir lourdingue ou improbable ce qui donne à l’ensemble une cohésion qui fait penser à un dérapage contrôlé plutôt qu’a une bouffonnerie mal pensée.

L’humour inhérent au film n’est en aucuns cas une entrave à l’histoire ni aux personnages (tous plutôt bien travaillés). On regarde bien un film de SF décalé comprenant des éléments de comédie et non dans un film comique, une nuance pour le moins importante.

La réalisation est à la hauteur des ambitions scénaristiques et esthétiques : claire et dynamique, exploitant au maximum le budget sans qu’on le perçoive vraiment à l’écran.

On sent que l’univers mis en place devant nos yeux est riche et complexe. D’ailleurs, on pourrait reprocher au film de ne pas suffisamment exploiter le foisonnement d’idée que l’on devine et c’est la une des seule critique vraiment objective que l’on peut adresser à cette œuvre : l’aventure du héros n’est pas si bluffante que ça compte tenu des possibilités infinies promises par le scénario. Du coup, on reste un peu sur notre faim (fin ?), un peu comme si on avait assisté à une bonne introduction qui donne vraiment envi de voir une suite (et apparemment, je ne suis pas le seul à avoir ressenti ça).

Pour autant, il serrait dommage de ne pas découvrir la cavale d’Arthur Dent accompagné du président de l’univers autokidnappé, d’un robot dépressif, d’un ami E.T. autostoppeur et de son âme sœur, seule autre humaine ayant survécu à la destruction de notre planète ainsi que la (excellente) voix off omniprésente du fameux guide, poursuivit par des fonctionnaires très à cheval sur le protocole mais à l’âme ravagé par la poésie. Tout un programme.