Twilight chapitre 2 de Chris Weitz

Twilight-2-explose-le-box-office_mode_uneRésumé : Edward aime Bella. Bella aime Edward. Mais Edward est un vampire et pense leur amour impossible du fait de sa condition. Plutôt que condamner sa belle à partager sa malédiction (être cool et beau, éternellement jeune, particulièrement fort, et scintiller au soleil…) il préfère la quitter. Bella trouve alors du réconfort auprès de Jacob qui s’avère appartenir à une tribu de loup-garou.

Si vous suivez ce blog depuis un moment vous devez savoir le peu d’amour que je porte au premier épisode de la saga (chroniqué ici) et vous pourriez légitimement vous demander pourquoi le crétin qui rédige cette critique s’impose de regarder le second épisode d’une série dont il n’a pas apprécié le début. Les raisons sont les suivantes : 1/ C’est vraiment très rare que je ne veuille pas voir un film (en général, je préfère forger mon propre avis) 2/ C’est David Slade qui réalise le troisième opus ce qui me donne furieusement envie de voir le résultat de cette association paradoxale sans gâcher ma compréhension du film par l’absence d’une partie de l’histoire.

Il s’avère que j’aurais pu m’éviter cette complication puisque l’histoire qu’on essai honteusement de nous vendre comme du Romeo et Juliette moderne (et vous savez ce que je pense de cette oeuvre [1]) a certainement été écrite par un mauvais scénariste durant la convalescence qui a suivi sa lobotomie. Ou alors, les producteurs ont organisé un cadavre exquis  spécial : « c’est la première fois que j’écris autre chose que mon prénom ». Pour l’exprimer clairement, c’est con. En soit, un scénario simple n’est pas synonyme de mauvais film mais, à la base, il faut que la simplicité repose sur autre chose (comédie, action, sentiments…) or, ici, elle ne repose sur rien. Outre un scénario à la rue on peut noter des dialogues insipides et une direction d’acteur catastrophique (après tout, ils sont crédibles dans d’autres films et complètement nase dans celui ci) porté par une réalisation au mieux plate et au pire brouillon voir, par certain moments, carrément clichée. D’un point de vu technique, le film, sans être une purge, n’a rien de bien brillant à mettre en
valeur (a part, peut être, les décors qui, a mon goût, font trop décor).

Ceci dit, un film vaut plus que la somme de ses éléments « techniques ». Qu’en est il du ressenti ? Et bien, malheureusement, cette histoire qui se veut dramatique et passionnelle n’est en fait que lente et ennuyeuse.  Les émotions sont mal amenées, mal présentées, mal mises en valeur. On ne conçoit les sentiments des protagonistes qu’a travers le prisme de l’imbécillité (ou d’une adolescence mal dégrossie, ce qui est encore pire). Le film manque grandement de toutes les subtilités et les nuances qui font un bon drame tout en se caractérisant par une absence de ce qui se rapproche d’un quelconque intérêt d’une histoire.

Sur le fond aussi je serai critique. Je ne suis pas pour que les mythes n’évoluent pas et c’est même vivifiant que des artistes apportent leur pierre à l’édifice. Je ne veux pas que les vampires et les loup garou restent des monstres répugnants mais ce film les vide de toute leur substance, de tout ce qui rend ces deux mythes fascinants à savoir cette zone sombre, ce coté malédiction qui devient un choix crucial : soit un fardeau à porter soit une cruauté à endosser. Or, encore plus dans une histoire d’amour qu’on veut dramatique, cette dimension devrait prendre une importance capitale au lieu d’être maladroitement ébauchée (faire un tour du coté de buffy pourrait inspiré les scénaristes). Le vampire est un mort vivant dévoré par le besoin de boire du sang et le loup garou se trouve transformé en animal qui perd le contrôle de lui même. Ici les vampire sont beaux, à peine méchant et semblent sortie d’une aristocratie idéalisée. Ici les loup garou sont des chippendale cool, toujours torse nu qui, une fois transformé, ressemblent à des peluches trop kawai. En gros, ce film regroupe tellement de fantasmes d’adolescente qu’on se demande à tous moments quand vont apparaître les dauphins et les poneys.

C’est « normal » (ou au moins compréhensible) qu’un film aille à la rencontre de son public mais pas qu’il s’abaisse en dessous de son niveau.

Vous l’aurez compris, le seul exploit de Twilight 2 c’est d’être encore pire que le premier.

Cette chronique avait pour but de participer au film du mois de LMO mais, étant donné que cette dernière à pris des vacances vous, cher petits lecteurs, serrez les seuls à en profiter.

[1] : C’est une histoire qui relève plus de la révolte adolescente et de la psychopathologie que de l’amour. En gros, romeo tombe amoureux toutes les 10 minutes et il se marie avec une gamine qui refuse de coucher autrement… Filez ranger vos chambre, apprenez à vivre avec quelqu’un et après, on parlera d’amour.

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