La vie, c’est nul

On va bientôt changer d’appart. Outre le fait que cette nouvelle est bonne pour tout un tas de raisons et que, par conséquent, je suis plus qu’heureux de déménager elle s’accompagne d’une prise de conscience dramatique de ma situation financier : je suis pauvre.

Hier, ma petite femme et moi avons fait les compte en incluant notre nouveau logement et, une fois tous les frais fixes payés (la bouffe en fait partie, je vous rassure) il va nous rester 100 euros à nous deux pour tout le reste (loisir, médecin, galère de voiture etc…).

Je sais que certains vivent avec moins, je sais qu’on peut se considérer chanceux mais merde : on va vivre dans 37 m², on a tous les deux un job (d’ailleurs, si on prend en compte mes frais de déplacement, il était plus profitable pour moi de rester au chômage que d’accepter ce job. Aberration) qui nous accapare suffisamment pour ne pas nous laisser le temps de faire autre chose, nos frais fixes restent normaux (loyer, internet, téléphone, bouffe, trajet, assurances) et on se retrouve avec 100 euros de budget loisir/café/extra/tout le reste.

La vie, c’est pas nul mais parfois, c’est déprimant.

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8 réflexions sur “La vie, c’est nul

  1. Thé Citron dit :

    Tout pareil… En + je touche 2x mois d’APL que prévu -_- »

  2. bbflo dit :

    c’est la vraie différence avec « avant ». Avant, si on était deux à travailler, même au smic, on pouvait vivre normalement, sans faire de folie mais tout de même sans regarder toutes les
    étiquettes. Maintenant ce n’est plus le cas, clairement.

  3. BB dit :

    Bonjour,

    pour mon premier commentaire, je vais mettre un bémol par rapport au billet et à ses commentaires.

    « Avant », il y avait moins de dépenses « obligatoires ». On enlève internet et les téléphones portables et à la place on met 40 à 50 euros de téléphone. Cela permet de récupérer quelques euros.

    Mais bon, l’idée de fond est malheureusement exacte, si on vit à Paris, banlieue proche ou certaines grandes villes de province.

  4. L'anonyme dit :

     » il était plus profitable pour moi de rester au chômage que d’accepter ce job. Aberration » => carrément
    d’accord.

    Mais je crois que tout le fonctionnement de notre société est une aberration (oui ce soir, j’ai envie de gueuler…
    ^^)

  5. L'anonyme dit :

    BB : je vis en province, dans une ville qui n’est pas excessivement grande, mais pour un 20m2 c’est déja 300 euros. Plus de la moitié de mon salaire….
    (alors j’ose même pas imaginer dans les autres grandes villes. La je crève direct ! ^^) 

  6. Lizly dit :

    Et tu as pensé à monter un dossier pour les allocations logements ?

    Ouais, je sais, mon sens pratique…

  7. Papillote dit :

    tu connais ma situation actuelle… sinon, quand je bossais, j’en aurai été au même point sans les allocs : fait une demande d’APL, ça sauve la vie ! (et moi je vis à Paris, mon loyer est de 650
    euros pour 20 mètres carrés, et c’est pas cher pour la ville ! si j’étais seule, je pourrais pas m’en sortir et serais obligée de retourner vivre avec ma mère à la cambrousse…

     Une copine au chômage a bossé au smic partiel, un job pourri pour 3semaines, le peu qu’elle a gagné, on lui a retiré du chômage ! ça encourage pas les gens à bosser ! et quand j’étais au
    RMI, j’avais plein d’aides et je pouvais mettre autant d’argent de côté qu’en bossant ! c’est illogique, nul, honteux !

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