All the boys love Mandy Lane de Jonathan Levine

MANDY-LANE-DVD-recto-jaq-720x1024Il n’y a pas si longtemps, j’avais fait un article sur les direct to dvd, soulignant le changement radical qui à  transformé ce genre de sortie, réservée principalement (dans les années 80 et 90) aux nanards, en un vivier de petits chefs d’oeuvre ayant du mal à être vendu pour une sortie an salle, transformant ainsi un modèle économique de la honte en extension du septième art.

Sorti en 2006, c’est le problème qu’a rencontré mandy lane, jamais passé au cinéma mais faisant un tabac dans les festivals ainsi qu’auprès des critiques et du public spécialisé qui criaient au chef d’oeuvre. Or, quand on voit tous les garcons aiment mandy lane on comprends pourquoi : c’est typiquement le genre de film pseudo intelligentqu’il est cependant de bon ton d’apprécier pour se distingué d’une masse avide de blockbuster.

Pour être clair, all the boys love Mandy Lane est au slasher ce qu’Elephant est au teen movies ou Lost highway au polar, un film intellectualisant et intellectualisé dénaturant totalement le genre dans lequel il s’inscrit sans jamais le faire évoluer vers autre chose. Sans non plus vouloir que tous les films soient identiques et que les frontières ne soient jamais traversées, j’aime qu’un réalisateur respecte un minimum le type de film qu’il est en train de tourner or, à trop vouloir s’éloigner du classique tueur masqué liquidant une bande d’adolescent, Jonathan Levine oubli les principes de base d’un slasher (un peu d’action, des meurtres, une ambiance, un tueur…) et même des films en générale puisqu’il delivre un métrage mou et ennuyeux. Pour le mélange des genres, on repassera.

Certes, Mandy lane et sa bande de copines se dessapent facilement et sont fort jolie (ce qui, en soit, n’apporte pas grand chose au métrage), le cast, dans son ensemble, fait certainement ce qu’on lui a demandé mais, au final, les personnages sont aussi crédibles qu’un cheval à bascule sur un champ de courses. Ce groupe d’ados neurasthénique dans lequel tout le monde couche avec tout le monde et dont le Qi additionner doit difficilement depasser celui d’un pingouin hémiplégique n’est à aucun moment crédibles. Du coup, le « capital sympathie » dont devraient bénéficier les personnages avoisine le degrés zéro et quand le tueur arrive (au bout de  trois bons quart d’heures rempli avec du rien esthétique) on en est à souhaiter qu’il les zigouille au plus vite histoire de passer à autre chose.

D’ailleurs, parlons un peu des meurtres, la pierre angulaire de tous bons (et mauvais) slasher qui se respecte. Même dans les pires film de genre, le tueur à un gimik, une arme fétiche, un costume particulier, un partie pris… Sans être vraiment un grand sadique désirant voir des morts plus cardes les unes que les autres, j’admire l’inventivité conféré à ces assassins d’ados, qui participe malgré tout à l’ambiance propre à un slasher. Pourtant, ici, les meurtres sont bâclés. Un fusil, une balle, l’affaire est pliée.

En fait, ni les personnages, ni les dialogues, ni l’intrigue, ni l’ambiance, ni le tueur arrivent à sauver ce film du désastre. La qualité de la réalisation est certes présente mais à quoi bon devant tant de vanité ?

Pour finir, la conclusion du film, aussi évidente depuis les premières minutes qu’une glace framboise sur la moquette d’un salon blanc, est mal amenée, mal traité et sans surprise.

Pour info, le slasher est un genre qui connu son age d’or dans les années 80 (Halloween, Vendredi 13, Freddy) pour tomber dans la désuétudes (certainement à cause de nombreuses suites plus ou moins bonnes et d’un essoufflement évident) pour être réhabilité, au milieu des années 90 par Scream, film culte qui permis de mettre sur pied toute une nouvelle série de slasher allant du tres bon au pitoyable. C’est certainement de cette mouvance que le réalisateur tente de s’éloigner pourtant, force est de constater qu’il y a plus d’éléments positifs dans l’introduction de Scream que dans la totalité de son navet.

Et oui, je suis un garçon qui n’a pas aimé Mandy Lane.

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