Y’a d’autres bonnes nouvelles ?

Aujourd’hui je pensais vous rassurer, vous dire que j’allais bien et que si mes derniers posts laissaient paraître du stress ce n’est qu’à cause de mes piètres qualitées d’écrivain et non le fait d’une réelle tension (même si, je l’avoue, ces perspectives peu réjouissantes ne m’apaisent pas totalement). Je pensais aussi parler des livres qu’on m’a conseiller et faire ainsi écho au Top 5 de ma soeur. En fait, je pensais développer n’importe quoi sauf ce qui suit.

Avec l’arrivée de ce reclassement j’ai tendance à plus parler de moi et bien souvent on me reproche de me dévaloriser. Pourtant, comment voulez vous garder intact l’estime que vous avez de vous quand vous vivez avec vous même 24 heures sur 24 et que votre « vous même » a la fâcheuse tendance d’être un boulet ?

Ce matin j’avais rendez vous à quelques kilomètres de chez moi. J’ai réussi à plus ou moins éviter les embouteillage pour arriver à l’heure et, à l’issu de l’entretiens, c’est avec empressement que je regagne ma voiture pour faire face à une après midi chargée (des courses + des posts + trouver du travail + un minimum de rangement et de ménage… Oui, oui, j’ai des après midi passionnante) sauf que ma voiture a refusé de démarrer.

Je me dit qu’a force d’en parler je pourrais carrément lui créer une catégorie genre « ma voiture, mes emmerdes et moi » ou « putain de caisse de merde » et ainsi déverser toute ma haine sur cet étron roulant. Toujours est il qu’au lieu de commencer à la tabasser à coup de bûche (ça n’aurais servi à rien mais je pense qu’au terme d’une accumulation de frustrations, ce genre d’action stupide doit servir d’exutoire) j’ai positivé et j’ai tenté de m’en sortir tout seul. Fail.

Le voyant batterie étant allumé une conclusion logique s’est imposé : la batterie doit merder. Au milieu de nul part, j’ai appelé mes beaux parents pour glaner l’adresse d’un garagiste. C’était sans compter sur l’énorme serviabilité de ma belle mère qui était sur place (avec des câbles) 20 minutes après mon coup de fil ce qui n’a servi à rien puisque malgré nos efforts, la vieille bouse voiture continuait de ne pas démarrer.

Du coup, je suis rentré chez moi pour attendre que mon garagiste (le nouveau, celui qui a réussi à faire rouler convenablement amoncellement de taule qui me sert de véhicule) ouvre, ce qui n’a pas servi à grand chose puisqu’il n’a pas de dépanneuse et qu’il lui était impossible de se déplacer aujourd’hui. Il m’a quand même dit que le problème pouvait venir de la bobine et m’a conseillé d’appeler mon assistance.

Assuré depuis peu, je ne suis pas vraiment au fait de ce genre « d’astuces » et j’ai donc demandé confirmation (par téléphone) à ma mère puis j’ai passé un coup de fil à mon assurance (dans la rue, pas très loin de chez mon garagiste histoire de pouvoir m’arranger avec lui en fonction de ce sur quoi pourrait aboutir cette démarche).

Attention Boulet-time* : la femme au bout du fil prend note des mes problèmes, mes coordonnés, l’endroit de la pannes puis m’annonce qu’elle va envoyer une dépanneuse sur place… sauf que moi, je n’y suis plus « sur place ». Je la préviens et, là, grosse incompréhension : au lieu de me dire qu’elle va retarder le départ du garagiste elle m’explique que j’ai le temps puisqu’il mettra 45 minutes. A ce moment la, j’étais à 15 minutes à pied de chez moi et environs 30 minutes de ma voitures en scooter (soit ¾ d’heures tout pile). Sans désespérer, je décide donc de courir jusque chez moi pour prendre mon scoot et arriver dans les temps sur le lieu de rendez vous. Moins de 10 minutes après je reçois un coup de file très énervé du dépanneur ne comprenant pas que je ne sois pas la, puis, un autres du même ton de mon assurance. Rétrospectivement, il parait évident que quand on appel pour être dépanner il vaut mieux être à coté de son véhicule mais sur le moment je n’y ai pas pensé. Je me suis carrément senti minable, autant pour la double engueulade que pour mon manque de discernement. Une fois chez moi, je me suis assis sur mon lit en attendant que le néant total s’installant en moi diminue pour reprendre un aspect plus humain.

Au bout d’une heure inerte à écouter de la musique, j’ai repris du poil de la bête pour finalement décider de prévoir mes arrière quant à demain et donc de retourner à ma caisse pour regarder si elle possède un anneau de traction et si, dans la revu technique qui se trouve dans mon coffre, quelque chose pouvait m’en apprendre plus sur la bobine. J’ai sorti le scoot (au moment même ou la pluie s’est mise à tomber… il y a des moments ou on se sent comme dans un cartoon, avec un nuage pluvieux au dessus de la tête) direction mon tas de boue. Quand on roule à50 km/h sur des routes droites et dégagées, limitées à 90, on à le temps de réfléchir et à mis chemin je me rend compte qu’en fait j’ai une bobine qui fonctionne dans mon coffre… ou plutôt « j’avais » jusqu’à mardi, journée durant laquelle j’ai crevé et ou mon coffre fut débarrassé de tout son superflu pour atteindre la roue de secours.

Refusant de faire demi tour sur la pluie je note mentalement l’idée un peu folle (avec peu de chance de réussite) de changer la pièce moi même le lendemain mais de vérifier de quel genre d’outils je pourrais avoir besoin. Arriver sur place je constate donc le présence de l’anneau de traction et commence à chercher mes clés dans mon sac. Impossible de les trouver même en vidant toute mes affaires sous une pluie battante. Exit donc l’idée de consulter la revue technique ou de regarder le moteur et apparition d’un nouveau stress « ou ais je bien pu foutre ces putains de clefs? ».

Je prends piteusement le chemin du retour conscient d’avoir, malgré une bonne volonté évidente, foiré ma journée dans tous les sens et aspirant à un repos mental bienvenu (jusqu’à l’angoisse certaine du lendemain). Mais voila, parfois je m’autodépite puisque, arrivé chez moi, en cherchant les clés de mon appart, je tombe sur la clé de ma bagnole, honteusement caché dans la poche gauche de mon jeans (me permettant par la même de vivre mon deuxième boulet time du jour) ainsi que sur, première bonne nouvelle de la journée, des tickets française des jeux gagnants pour une valeur totale de 7 euros.

Après ça, comment voulez vous que je ne martyrise pas mon égo?

*Merci Marcus

Publicités

5 réflexions sur “Y’a d’autres bonnes nouvelles ?

  1. flou dit :

    bah dis donc, quelle journée… et du coup j’imagine qu’en + le ménage n’est pas fait… à ta place j’achéterais un vélo…

  2. papillote dit :

    fais comme moi : refuse d’avoir une voiture ! ça te coûtera beaucoup moins cher en plus !

  3. C dit :

    J’en ai une de bonne nouvelle : bien que très long, ton post est très agréable à lire ! Et en fait, je viens de réaliser que c’est souvent le cas chez toi : on arrive au bout de tes articles sans
    s’en rendre compte, il n’y a aucune longueur inutile, limite on regrette qu’ils soient déjà finis… Franchement, c’est pas donné à tout le monde…
    Du coup là, c’est pareil : j’ai adoré lire tes petits déboires !

  4. bbflo dit :

    j’vois que le gaz…
    (nan quand même, j’exagère… je devrais pas écrire ça… bon, au vu d’articles précédents il a l’air d’avoir de l’humour… mais peut-être qu’avec la journée de merde qu’il vient de se
    taper, ça va pas le faire rire… ouais mais en même temps moi je trouve ça drôle… l’histoire du gaz, pas la journée de galère… parce que ça je le plaindrais plutôt… bon allez, je le laisse
    ce message…)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s