Le Baleinié de Chritine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann

balEncore une fois, c’est le concept du livre qui me plaît et, comme Le baleinié parait enfin en version intégrale à un prix abordable aux éditions seuil dans la collection points, je me permet de vous en parler.
Qu’est ce que c’est me demanderez vous ? Et bien, comme son sous titre l’indique, c’est un dictionnaire des tracas soit un bouquin rempli de néologismes pour designer les petits désagrément qui nous pourrissent la vie (sans la rendre dramatique, ils la rendent légèrement chiante). Les mots en eux même ne sont pas particulièrement intéressant mais le concept et surtout les définitions le sont. Vous retrouverez dans ce livre bon nombre d’embûches qui parsèment notre quotidien, le quotidien de tout le monde. S’il existe bien un livre qui vous empêche de vous sentir unique c’est celui ci, à chaque définitions vous ne pouvez qu’affirmer sa véracité en votre fort intérieur.

Extraits :

– palapala :Pas de danse effectué sur un trottoir quand la personne arrivant en face se décale systématiquement du même côté que vous
– portrousser : descendre les 4 étages de chez soi pour finalement se demander si on a bien fermé la porte.
– kpètre : bandeau accrocheur qui vous (a) fait acheter un livre dont vous n’avez pas besoin
– beccari : accélération cardiaque lors d’un contrôle de police alors qu’on n’a rien à se reprocher.
– ertezoute : personne qui vous tient la porte de si loin qu’elle vous oblige à presser le pas.
– zoupard : distance entre le ticket de péage et le bout des doigts tendus.
– cachtarque : viande nerveuse sur assiette en carton
– plute : prix oublié sur un cadeau
– xu : objet bien rangé, mais où ? être xu : ne plus savoir ce qu’on est venu chercher
– xataplu, e : pote qui veut votre opinion sur le film dès que la salle se rallume.
troosme-joche-burer : faire caca ailleurs que chez soi
– chacard : pied de table contre lequel vous vous heurtez violemment le petit orteil . prov. : « à tout chacard son orteil »

Une lecture des plus agréable, qui détend tout autant qu’elle amuse, un concept sympa et un résultat suffisamment enthousiasment pour être signalé. Évidemment, c’est un livre totalement inutile qui ne sert à rien mais qui à le mérite d’exister autant pour la démarche que pour le plaisir de la découverte.

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3 réflexions sur “Le Baleinié de Chritine Murillo, Jean-Claude Leguay et Grégoire Oestermann

  1. Lizly dit :

    Pour moi, je ne pense pas que mes élèves comprennent cet humour là…

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