High Fidelity de Stephen Frears


High-fidelity

High Fidelity c’est l’histoire d’un élitiste de la musique pop qui fait des top 5. Plaqué une énième fois, il se retourne vers sa vie et établit le classement de ses ruptures les plus douloureuses. Entre flash back sur ses histoires d’amour foireuses et entrevues avec ses ex pour comprendre pourquoi il est un exclu du bonheur de la vie de couple, on suit sa vie de gérant d’un magasin de musique essayant de survivre à sa récente rupture, affublé de ses deux geek musicaux, dénigrant tous ceux qui en connaissent moins qu’eux sur le sujet précis qu’est la pop musique et établissant des top 5 sur n’importe quel sujet.

Adapté du roman éponyme de Nick Hornby (déjà un gage de qualité), ce film brille avant tout par son rythme narratif. La plupart du temps, rob, l’anti-héros interprété par John Cusack dans un de ses meilleurs rôles, s’adresse directement à la caméra (et donc au public) sans utiliser le principe de la voix off, et, ces moments à mi-chemin entre le one man show et le journal intime sont ponctués par des scènes de comédie plus classiques servant réellement à faire avancer l’intrigue. Ce procédé donne au film une atmosphère particulière qu’il faut, pour conserver, de préférence voir en VO.

Le scénario n’est certes pas d’une complexité étonnante mais cette apparente simplicité (qui a dit que les histoires d’amour sont faciles?) permet justement de ne pas se perdre et de rentrer plus profondément dans l’histoire et les protagonistes.

Les personnages sont d’ailleurs un autre point fort de cette oeuvre, étoffés et profonds, tous avec leur propre caractère et leur utilité. Outre un très bon John Cusack, les autres rôles sont savamment attribués et brillamment interprétés, les deux freaks de Rob en tête campés par un Jack Black incarnant un personnage bruyant et grande gueule sans (une fois n’est pas coutume) en faire trop et Todd Louiso, conférant à son personnage une aura de timidité et d’effacement à la limite de l’autisme. Ceci dit, les autres acteurs ne sont pas en reste et offrent au film une crédibilité étonnante.

Rob c’est moi. Rob, c’est un peu vous aussi. Je crois qu’il est difficile de ne pas se reconnaître dans cet homme (ses défauts comme ses qualités) et sa quête éperdue d’amour. Reflet d’une génération de paumés (de laquelle je confesse faire parti), ce film, en plus de vous faire passer un excellent moment et le genre d’oeuvre dont on ressort grandi.

En hommage au film, le top 5 des scènes que j’ai le plus apprécié :

1- La confrontation John Cussack/Tim Robbins

2- « I haven’t see Evil dead 2, yet » et la réponse de Jack Black

3- L’explication de rangement de disque à Dick

4- La cachette derrière la barrière sous la pluie

5- Le film dans sa globalité

Ps : au cas ou vous ne l’auriez pas compris, je vous encourage vivement à le voir.

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2 réflexions sur “High Fidelity de Stephen Frears

  1. Lizly dit :

    Merci d’avoir honoré la commande !
    ça donne envie de le revoir… La prochaine fois que je passe, tu me le prêtes ? quand je t’aurais rendu ceux que je te dois depuis des mois…

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