Gros gavage

En ce moment, c’est la grève. Je suis pour : la solidarité entre collège je trouve toujours ça sympa et je trouve que c’est un bon moyen de faire entendre sa voix (même si en ce moment ça parait complètement anarchique). Cependant, je déteste la grève.

Bizarrement, on n’a pas besoins d’attendre des TER durant des heures car les trains annoncés sont, en règle générale, présent.

Être entassé comme des supporter avant un match ne me réjouit pas vraiment mais j’en fais mon affaire (en fais, j’ai assez honte de moi donc j’essaie d’éviter les contacts ou les rapprochements trop « poussés »), et puis, avec un peu de chance, on se retrouve collé à une superbe fille qui vous lance un sourire timide quand elle doit se rapprocher encore plus de vous parce qu’on l’a bousculé pour passer. Ne cherchez pas, moi j’ai toujours la vieille qui sent la vanille et qui vous marche sur les pied ou l’ouvrier du bâtiment.

Ponctuellement, on assiste aussi à une certaine solidarité, une sociabilité bien spécifique due à la grève et, moi, ça me fais chaud au coeur d’assister à ce genre de scène (c’est un peu comme voir deux amoureux s’embrasser).

Pourquoi alors, me direz vous, je déteste les grèves ? Et bien, je déteste à cause des gens qui poussent pour rentrer alors que les autres n’ont même pas commencés à descendre (du coup, certain se la jouent « à la Chabal », comme ce matin, un Golgot a dégommé 4 jeunes qui refusaient de bouger alors qu’il avait déjà demandé 4 fois pardon pour passer). Je déteste les gens qui s’en prennent au agents SNCF présent en leur hurlant que c’est i-na-dmi-ssi-ble de faire la grève (alors que justement, si ils sont la, c’est que…je vous laisse finir). Je déteste les agents SNCF qui sont ostensiblement gavés de voir les gens continuer de monter dans le train alors qu’ils pourraient prendre le suivant qui passe dans seulement 3 / 4 d’heures. Comme si ce matin on s’était tous dit : « génial, il pleut, il est tôt, il fais froid, c’est la grève, je vais aller à la plage ».

Mais ce que je déteste par dessus tout, c’est les gens déjà dans le train qui râlent parce que les « autres » continuent de monter. Ceux la même qui se sont fait une place en poussant et maugréant qu’il fallait qu’ils aillent travailler et qui deux gares plus loin soupirent ou gueulent parce que d’autres veulent prendre le train.

En fait, peut être que je suis allergique à l’égoïsme ?

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2 réflexions sur “Gros gavage

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