Stardust de Matthew Vaughn

stardustNeil Gaiman fait parti de mes auteurs favoris. Il a cette capacité de faire éclore ses histoires, de doucement nous faire rentrer dans son univers décalé ou notre monde est peuplé de dieux, de farfadets, d’anges et autres créatures féeriques. Lire un livre de Gaiman, c’est un peu comme regarder un excellent film dans la chaleur moelleuse de son lit un jour de pluie et de grand froid : on se sent bien et heureux. Je vous conseil tous ses livres : American Gods, Neverwhere, Miroires et fumées, Anansi boys, De bons présages (écrit en collaboration avec Terry Pratchett). En fait, je vous les conseils tous sauf un : Stardust (et ce qu’il propose en tant que scénariste de BD car je ne connais pas du tout) . C’est peut être un très bon roman mais le parti pris artistique me laisse froid. L’auteur a choisi de traiter son histoire dans un style littéraire proche du conte qui justement est un genre qui permet de raconter des histoires plutôt courtes et non pas de développer un récit comprenant beaucoup de personnages, des relations complexes et des situations qui le sont toute autant. Disons que son livre est à cheval entre deux genres (à savoir le conte pour ce qui est du style littéraire, de la trame et même des personnages, et le roman pour ce qui est de la longueur, de la complexités (relative) des situations et des personnages) et que ça le dessert.

Je ne suis pas un énorme fan des adaptations cinématographiques (même si je reconnais que certaine sont bonnes et dépassent parfois le support papier) et l’idée de voir porter à l’écran le moins bon livre d’un auteur aimé ne m’emballait pas plus que de me faire clouer la langue sur un nid de cloportes. Pourtant, force est de constater que je me suis trompé. Mea culpa. L’histoire de Gaiman est très bonne et le film la transcende. Exit les passages descriptifs, le style lourd, les dialogues ampoulés, les surprises qui n’en sont pas, le scénario devient subtile et fluide et rend le film haletant, les motivations des différents personnages sont claires sans pour autant les rendre simplistes, les actions s’enchaînent et nous emportent pour nous faire complètement rentrer dans le film en s’appuyant sur un très bon casting et des notes d’humour, de dramatisme et de romantisme de bon allois. Le réalisateur arrive à créer un monde imaginaire non seulement cohérent mais aussi fascinant.

On suit avec plaisir le périple de ce jeune commis parti à la recherche d’une étoile pour celle qu’il aime avec émerveillement. Évidement, comme rien n’est simple, cette même étoile est convoitée par une fratrie de seigneurs car elle octroiera le droit de régner au premier qui la trouvera et par trois puissantes sorcières qui grâce à elle pourront prolonger leur jeunesse et leur beauté. Je préfère ne pas trop vous en révéler sur l’histoire en elle même (il faut conserver un peu de surprises).

Certes, je sais que ce film n’est pas un chef d’oeuvre et qu’il contient des lacunes mais c’est le genre de film qui retient mon attention pendant toute sa durée et à la fin duquel je me sens vraiment bien. Avouez que parfois c’est une sensation plaisante, non ?

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