Couples et salsa

Musique écoutée : Blackfield et Blackfield II de Blackfield (oui, j’ai mis du temps à taper cette chronique et, non, le groupe n’a pas fais preuve de beaucoup d’originalité pour trouver le titre de ses albums)

Dernière BD lue : Gaston T.1 de Franquin

Dernier film vu : Un petit jeu sans conséquences de Bernard Rapp

Hier soir, des amis m’ont emmené dans une boite de salsa. Oui, je sais ! M’imaginer là bas doit vous paraître aussi saugrenu que de voir un groupe de pingouin en train de jouer de la country dans le désert. Honnêtement, moi aussi je me suis senti un peu « tache » la bas, tout seul, vissé sur mon fauteuil (le drame, c’est que les gens sont gentils et comme ils pensent que vous êtes un peu timide et que, seul, vous n’osez pas participer, ils essaient de vous emmenez danser !?!). Et puis, la soirée s’est passée, somme toute plutôt bien, merci. La bonne humeur régnait, les participants étaient sympathiques, mes amis s’amusaient, la musique restait dans une puissance sonore que l’on pourrait qualifier d’acceptable. La musique! Passer une soirée à écouter de la salsa ce n’est vraiment pas mon plat de lasagnes (oui, je ne suis pas non plus fan des tasses de thé), même si j’arrive à m’exposer à d’autres genres musicaux que le métal sans trop de problème. A vrai dire, le seul effet collatéral qui suit une longue écoute non-métalique (donc aussi bien de la salsa que de la pop anglaise, de la chanson française que du jazz), c’est qu’au bout d’un moment me vient l’envi quasi obnubilante d’écouter un album de métal (hier soir c’était rEVOLVEr de The Haunted). Un peu comme si il fallait que je me «régénère» le cerveau. Putain, c’est vrai que je suis quand même un psychopathe. Personne ne le voit ni ne s’en doute et je ne présente, mis à part la bave et le balancement d’avant en arrière constant, aucun symptôme de manque. La vérité, c’est que je suis réellement éclectique, j’écoute de tout mais, au final, il n’y a que le métal qui me plaît et au bout d’un moment ma musique me manque.

Bref, passons sur mes maniaqueries musicales et oublions les raisons qui nous ont conduites dans une boite de salsa (en gros, une des filles du groupe devait retrouver des gens là-bas) pour arriver dans le vif du sujet : la nouvelle norme des couples. En effet, durant cette soirée j’ai assisté au manège d’un couple dont chacun des deux protagonistes faisait sa vie de son coté. En rentrant chez moi, je me suis remémoré une disscutions que j’avais eu avec un ami à propos d’un couple qui partait en vacances séparément (si leurs périodes de repos ne correspondaient pas). Mon ami me parlait de ça ébloui, avec des étoiles dans les yeux et une banane à la main (?), comme d’un couple parfait. L’idée n’est pas de juger les couples, après tout, chacun fait fonctionner le sien comme il l’entend et, le plus important, c’est que ça marche. En fait, je m’interroge sur le fait que le couple dans lequel chaque personne est libre et fait ce qu’elle veut, qui ne demande, à priori (car c’est faux), ni efforts ni concessions est en train de s’imposer comme un idéal à atteindre.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, même si je tiens à la liberté qui m’est accordé (voir mes amis quand je le veux, écouter, lire et regarder ce dont j’ai envi…), je suis en couple pour partager avec l’autre. Maintenant quand j’entends parler les gens j’ai l’impression qu’ils veulent rester célibataires mais à deux : ne pas s’impliquer, ne devoir supporter aucune contrainte ni ne fournir aucun effort mais que l’autre soit là quand on en a envi (seulement). Dans cet imaginaire l’être « aimé » est une sorte de compagnon parfait mais, par conséquent, totalement déshumanisé car il n’a ni désir ni aspirations.

Peut être que je me fais des films ? Peut être que je fantasme cet état de fait ? Pourtant, à certains moment, il me semble évident que cette vision est en train de s’insinuer dans les consciences . J’ai l’impression de le lire en filigrane dans les journaux, de le déceler dans les émissions de radio ou de télé, que tous les médias décrivent de plus en plus l’amour comme une sorte d’énorme super marché discount : si ce n’est pas bon plutôt que de réparer on jette. Un principe de consommation basique appliqué à l’amour.

Qu’en pensez vous ? Vous devez vous dire que je suis un rêveur utopique encore enfermé dans ses idéaux ou alors, au contraire, que je juge trop violemment les gens, que ces situations et points de vues sont banals, qu’ils sont les balbutiements habituels de beaucoup d’histoire qui éclosent pas la suite ? Vous avez peut être raison…

Souvenez vous de ce que disait Gusatve Parking : « le couple, c’est essayer de régler à deux des problèmes qu’on n’aurait jamais eu tout seul »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s