Bonheur, marque déposé de Will Ferguson

bonheur marque déposéeEdwin Vincent de Valu est un personnage sans envergure stagnant aussi bien dans sa vie de couple (marié avec une femme dont la beauté n’a d’égal son hystérie permanente) que dans sa vie professionnelle. Et pour cause : il travaille dans le pire département d’une grande maison d’édition, celui du développement personnel (Vous connaissez forcement ces livres qui expliquent comment se faire des amis, comment garder ses amis, comment fortifier son couple quand vous n’étiez que des amis à la base et que vous avez couchez ensemble, comment affronter vos patrons sans faire tomber votre café, comment épouser la femme de votre voisin si vous avez un ongle incarné… bref, quelque soit la question que vous vous posez, même si c’est la plus petite interrogation existentielle qui soit, même, en réalité, si c’est une question que vous ne vous êtes jamais posé il existe un livre qui vous expliquera pourquoi et comment y arriver). Son travail se borne à lire les premières lignes des notes d’intentions accompagnant les manuscrits qu’il reçoit et d’écrire des lettres de refus type.

Pourtant, un jour, une des notes d’intentions sort de l’ordinaire. D’une présentation plus que douteuse, elle semble s’adresser directement à lui. A la suite d’erreurs, d’actes manqués et de demi-volonté, Edwin publiera le manuscrit qui accompagnait cette lettre déchaînant ainsi le virus du « bonheur » qui se rependra dans toute l’Amérique, rendant immanquablement les gens « heureux » (hormis quelques rares exceptions, les immunisés).

Voilà maintenant deux ans que j’ai découvert ce livre mais il reste dans ma mémoire comme l’un des meilleurs que j’ai pu lire. Passons tout de suite sur le point négatif (le seul selon moi) : la jaquette est réellement moche, kitsch au possible elle n’incite pas vraiment à la lecture. Mais si vous passez outre ce pouce levé entouré d’une sorte de halo lumineux vous pourrez plonger dans un univers drôle, peuplé de personnages décalés le tout suivant un scénario que j’ai trouvé accrocheur (mais, si tout le monde s’accorde sur les premiers points, les critiques que j’ai pu lire (sur au moins une dizaine de blogs) reprochent au livre son manque de profondeur et de finitions, avis que je ne partage absolument pas). Bien écris sans être trop complexe, ironique sans être méchant, amusant sans être lourd, décalé sans être méchant, l’auteur évite tous les écueils du genre et livre un roman vraiment pertinent dont je ne peux que trop vous conseiller la lecture.

Alors, pour ma première chronique de conseil/critique, comment je m’en sors ?

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3 réflexions sur “Bonheur, marque déposé de Will Ferguson

  1. Céline dit :

    AH ! Cà fait des mois et des mois que Buster Casey m’a conseillé ce livre ! Je ne pense JAMAIS à l’acheter, terrible…

  2. 3 ! (à conseiller vivement le livre)

    😉

  3. Elodie dit :

    Oui Sébastien, tu t’en sors très bien dans tes critiques littéraires (mais ça ça fait un moment que je le sais!).Tu m’avais conseillé ce livre , je l’avais bien aimé , peut-être devrais-je le relire pour me le remémorer…
    Je rêve moi même d’un blog où partager toutes mes impressions sur mes différnetes lectures. T’en seras le premier informé, promis!Bisous!

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