La religion

Musique écoutée : Samourai de Die apokaliptischen reiter

Dernière BD lue : La caste des meta-barons T.2 (collection humano pocket) de Alexandro Jodorowsky et Juan Gimenez

Dernier film vu : Sexy boy de Stephane Kazandjian

Plus jeune, j’étais farouchement hostile à toutes formes de religions. Ça rentrait dans mon personnage de métaleux underground que de boycotter les pensées préconçues, les idéologies de masses, les forces supérieures, les faibles qui se soumettaient… en gros, comme un petit con que j’étais alors je m’opposais à toutes les idées dominantes, à la majorité. Un peu comme si être différant des autres faisait de moi un individu exceptionnel. En vieillissant, j’ai mis un peu d’eau dans mon vin (d’ailleurs voilà la preuve irréfutable que je m’avance dans l’age car seul ceux qui ont voté sous Pompidou utilisent encore cette expression). J’ai rencontré une femme merveilleuse qui m’a mis face à moi-même et m’a montré à quel point je pouvais être vain et inutile avec mes extrémismes, enfermé dans mon petit monde de certitudes. Elle m’a modifié. Malgré tout, je n’ai pas effectué un virage à 180° : je ne crois toujours pas en dieu ni aucune autre forces supérieures, ni d’ailleurs en rien de surnaturel, j’ai toujours tendance à apprécier (de manière plus ou moins inconsciente) l’underground et j’écoute encore plus de métal.

Ce qui à changer c’est surtout ma manière de voir les choses. Je suis passé d’une phase de juge (ou je critiquais bêtement tout et tout le monde à l’aune de mes propre valeurs) à un stade, comme je l’avais signifié dans le post sur la loi anti-tabac, de tolérance extrême (sans pour autant cautionner, j’essaie de comprendre). Attention, je ne dis pas que je suis parfais, mais c’est ce vers quoi j’essaie de tendre, vers cette liberté des autres. Pas avec les connards qui écoutent leur musique à fond dans les lieux publiques ou qui jettent des chewing-gum par terre. Ceux la, j’aimerais les recoudre avec du fil dentaire qui aurais préalablement servit à récurer les dents d’un clochard longue durée, histoire que leurs plaies s’infectent et… bon, je m’éloigne du sujet. Quand je parle de liberté, je pense à celle de penser, d’apprécier, d’aimer… En fait, toutes les libertés qui ne contraignent pas les autres.

Il y a quelques jours, je regardais un épisode de scrubs dans lequel un personnage essais de toutes ces forces d’en convaincre un autre que Dieu n’existe pas. A la fin de l’épisode, l’autre lui avoue qu’il a besoin de cette croyance, qu’elle l’aide à avancer, à supporter les épreuves, à passer outre les moments difficiles.
Après tout, pourquoi pas ?

Pour revenir sur un sujet d’actualité brûlant : Le mariage devait il être cassé à cause de la non virginité de la femme ? Je ne suis
pas juriste, je ne me situe donc pas au niveau de la loi ( on m’a expliqué, que, en ratifiant cette désunion, les juristes avaient ouverts une brèche dangereuse) mais plutôt au niveau du ressenti. En tant qu’homme, je trouve ça vraiment très bête de ne pas vouloir de la femme avec laquelle on s’est uni pour la vie sous le prétexte qu’elle n’est pas vierge. Mon coté romantique me fais dire que quand on aime c’est envers et contre tout. Pourtant, si ma copine me ment sur quelque chose d’essentiel pour moi, comment réagirais je ? Pour cet homme la virginité de sa compagne était une chose essentiel, et même si cette idée lui est inspiré par sa religion en quoi pouvons nous décréter qu’elle est moins bonne qu’une autre ? Si sa femme le savait et qu’elle lui a menti, je trouve normal qu’il se révolte (pour moi l’honnêteté fais partie des qualités premières d’un couple). Je comprend aussi que les ligues féministes se révoltent : encore un exemple de la soumission des femmes, de cette domination masculine qui pèse sur tous les rapports sociaux. Pourquoi ne vérifie-t-on pas la virginité de l’homme ? Oui, c’est vrai. Pourquoi pas ? Si c’est primordial pour la femme, elle n’a qu’à le faire : Enquêter (obligatoirement, parce que les mecs sont plutôt pauvres en hymen) pour savoir si son futur mari à déjà couché ou non et, si il n’est pas vierge, refuser le mariage. Je trouverais ça tout aussi triste (et l’amour bordel!!) mais pas plus troublant.

Après tout, on puise tous nos valeurs dans des sources différentes, en quoi certaines serraient meilleures que d’autres ?

PS : Pour ne pas terminer cette chronique sur ce coté donneur de leçons (et très lieu commun. J’ai l’impression d’affirmer que la famine c’est triste et que la guerre c’est pas beau), je terminerais cette chronique avec une citation de Henri Bergson : « On trouve des sociétés qui n’ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n’y a jamais eu de sociétés sans religion«  .

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