Les autres nous

Musique écoutée : A fine day to exit de Anathema
Dernière BD lue : La caste des meta-barons T.1 (collection humano pocket) de Alexandro Jodorowsky et Juan Gimenez
Dernier film vu : Une nuit en enfer de Robert Rodriguez

Je prend énormément de plaisir à regarder des photos ou des vidéos, ces moments immortalisés de vie. Se souvenir d’un moment sympa, découvrir des gens qu’on ne connais pas, revoir des individus qu’on adore… Le pouvoir de ces supports est profond.

Pourtant, comme souvent, mon plaisir est à double tranchant. Pourquoi ? Tout simplement parce que, parfois, j’apparais dessus. Ne vous inquiétez pas, je ne viendrais pas régulièrement vous cracher à la figure mon mal être physique simplement, hier, je regardais des photos prises près de la piscine et je me suis aperçu que sur certaines on pouvait voir un phoque échoué et agonisant sur le gazon. Un phoque portant un maillot de bain qui plus est. Ah ben non, je suis con : c’est moi ! Pour me rassurer ma belle mère me glisse : « tu sais que tu as beaucoup maigris ». Hahaha. C’est sympa, mais ça veut dire qu’avant, je devait ressembler à une baleine.

Cependant, je suis sur que je ne suis pas le seul dans ce cas la. Honnêtement, qui n’est jamais sorti d’une séance de photos d’identité avec 4 petits portraits qui ressemblent plus à un ermite violeur de poules qu’a ce que vous voyez dans votre miroir ? Qui n’a jamais cherché à identifier la voix de crapaud en rut sur une vidéo avant de s’apercevoir, blasé, que c’était la sienne ? A tel point qu’on en vient parfois à se demander si c’est vraiment nous qu’on est en train de regarder que ce soit sur papier glacé ou sur vidéo. Si c’est vraiment notre voix qu’on entend. Parfois on arrive à se persuader, à se convaincre qu’on n’a pas ce timbre d’éternel enrhumé sous valium, que ces kilos en trop ressortent plus sous l’objectif, que nous ne somme pas réellement la personne que l’on est en train de contempler et d’écouter. Parfois, on n’y arrive pas. Ce gros bonhomme pataud et pas drôle c’est moi.
Quel coup pour l’ego.

A force, j’ai l’habitude. Je sais ce que je suis et ce à quoi je ressemble (même si je n’aime pas trop me le rappeler). Je n’arrêterais donc ni de regarder des films ni des photos, malgré les petits coup à l’ego que provoque cette activité.

Avez vous remarquez comme l’ego est à la fois fragile (parce que, somme toute, il est souvent atteint) et fort (car il est tellement égratigné au cour d’une journée qu’on pourrait croire qu’il volera en miette d’un moment à l’autre et pourtant on continu à vivre) ?

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